Deviant Login Shop
 Join deviantART for FREE Take the Tour
Un petit journal pour blablater un peu avec vous parce que ça faisait longtemps ! 

Après des mois de blocage comme les écrivains en connaissent régulièrement, autrement appelé le syndrome de la page blanche de merde qui nous fait bien chier et qu'on balancerait bien le PC à la figure du premier venu qui demande innocemment "alors ? Ben t'as rien écrit depuis tout à l'heure ? Pourtant t'as bien ouvert ton world"....................Ben ouai la bonne blague è_é !

Bref, disais-je, ça, c'était avant. Avant l'illumination de 3h du matin tandis que je faisais des rêves très peu recommandables (et bien involontaires de ma part, genre complètement à l'insu de mon plein gré quoi) concernant certains poeple (et défense de chercher lequel, petits mauvais esprits !) j'ai enfin la totalité de mon pitch pour "J3-Dieu se lève toujours du pied gauche" et je peux enfin me consacrer à son écriture ^^ 

Je vous réserve donc plein de bonnes (et catastrophiques) surprises pour ce dernier opus, et aussi parce que maintenant vous le savez, je ne fais jamais les choses à moitié dans cette saga... Voilà, donc en route pour le dernier volet qui va clôturer les aventures de mes bêtes à plumes et à cornes ! Et donc pour l'occasion (oui parce que paraît qu'il faut bien faire les choses !) j'ai crée une fanpage facebook officielle sur laquelle je mettrai des citations et extraits de ce que j'écris et des petits croquis des persos...Et je déshabillerai aussi certains persos pour faire de la pub...Ah oui c'est de la prostitution, j'assume complètement ! (en même temps, faut bien qu'ils transpirent un peu au lieu de toujours n'en faire qu'à leur tête !) Bref, c'est un moyen ludique de communiquer avec mes lecteurs et leur faire plaisir !

Mais donc pour ça, il faut que vous m'adoptiez. Et adoptez un auteur de SF français, croyez-moi, c'est super bon pour votre Karma, vu comme on en bave XD


Voilà, donc dans les prochaines semaines attendez-vous à manger de l'archange et du démon !! Ils sont de retour XD

Et donc c'est tout ce que je voulais vous dire ...et pour démarrer le coup d'envoi de J3, citation oblige (oui je suis écrivain XD !) d'Asmodée (j'avais que lui en disponible, les autres tournent lol)

" Ce que ça mange un ange ? j'en sais rien. C'est blanc, chiant, sous-alimenté...des produits laitiers ?" 

Le pouvoir aux lapins ! 
French :

Une fois n'est pas coutume, comme plusieurs personnes m'ont posée la question, j'ouvre une session de comm, si des fois certains d'entre vous sont intéressés par un portrait couleur :

Je réalise donc des portraits avec un fond simple. Vous choisissez les couleurs d'ensemble et bien sûr, vous déterminez les références du personnages que je dois faire. Je travaille avec un style peinture, donc je n'ai pas de line. Du coup, il faut attendre la version finale pour voir ce que ça donne. Néanmoins, je travaille sur calques séparés donc il y a toujours moyen de modifier, après, ce qu'on veut ^^

Les portraits : 50 euros

Exemples  Cecila - contest maevachan by Syrkell  Comm Alrack by Syrkell  Emma by Syrkell Thranduil II by Syrkell Nephelet by Syrkell Asmodeus by Syrkell

*********************************************************
English :

Since several people have asked me about a commission, I have decided to briefly upon commissions for color portraits.
I paint character portrait, with simple backgrounds. You choose the main color and give me your character description. I 'paint' my digital portraits, therefore I do not do preliminary line work. Thus I won't be able to provide work in progress images - only the final portrait.
But I will be able to make some modifications in the end, there is no problem ^^

Portraits : 50 euros.

Exemples  Cecila - contest maevachan by Syrkell  Comm Alrack by Syrkell  Emma by Syrkell Thranduil II by Syrkell Nephelet by Syrkell Asmodeus by Syrkell

**********************************************
List :

1. :iconvyrhelle-vyrl:  Comm Vyrhelle by Syrkell

2. :iconooneithoo: (2 slots) Commission ooneithoo by Syrkell Commission Ooneithoo by Syrkell

3. :iconmaedream: (2 slots)

4. :iconsolyane21:

5. :iconlinka06:
*Roulement de tambours* Oui et ben, étant donné que j'ai la moitié du crâne chauve en raison de mon arrachage de cheveux pour déterminer le gagnant, j'ai le droit de faire un peu de cérémonie !!)

Le gagnant eeeeeeest : ben en fait j'en ai pris plusieurs parce que non, vraiment, vous vous êtes tellement déchirés que le moins que je pouvais faire, c'était de me déchirer moi aussi !

Le premier prix (un tome 2 de J " Sans ailes, un ange vole moins bien" + des cookies + des bisous poisson ^^) est attribué à :iconlelahel-clothes:

Avec ce poème que je me permets de copier-coller mais qui sera sur son deviant et que j'ai trouvé d'une musicalité exceptionnelle (et je suis très sensible à la musicalité de la poésie ^^) :

D'un cri silencieux venu doucement du fond de ce moi
Émerge ton nom et désespoir tout à la fois,
L'absence et ses fantômes aux râpeuses ailes
prend possession des peurs, métamorphose obsessionnelle
L'image précieuse teintée de tes yeux cependant
Réconforte et combat l'érinye pacifiquement
Et quand Nyx change les couleurs en contours
Le sombre devient ami et l'effroi ne trouve nul recours

Aux pleurs paniques du coeur à l'orée des décisions
Assailli de torpeurs, doutes, ou innombrables confusions
la figure apaisante d'un sourire-revers interpelle,
change l'indistinct en chemin net et providentiel
La force inébranlable comme une lumière s'étend
Rayonne et énergise l'inner qui plus ne se ment
Affranchi de ses tortures, épée en main, abat les jours
Révélée par l'éclat de l'Unique et de son amour.


Deuxième prix Tome 2 dédicacé : :iconlady-lawy:
Pour son texte sur Asmodée et Juliette  :   Cupidon cherche remplacantCupidon cherche remplaçant pour vacances indéterminées…
Lorsqu’on est un ange de l’amour, s’occuper du bonheur des autres est fastidieux. Jouer avec les flèches du destin est un exercice délicat. Lier une âme à une autre n’est pas évident en soit. Avant tout, il faut guetter les incompatibilités pour ne pas unir deux âmes de nature explosive, ce qui pourrait donner de sacrées étincelles. Or l’étincelle de l’amour n’a rien de commun avec celle de la haine, de la rage ou d’un quelconque autre comportement. Cupidon regarde mornement le couple qu’il suit avec la motivation d’un escargot. Non, ces deux-là ne sont pas fait pour être ensemble. Il coupe le début de lien qui se tissent entre ces deux créatures de Dieu et prend un autre chemin.
Il s’élève dans le ciel quand un éclat céleste l’interpelle. Les anges novices sont rarement libres de s’incarner sur Terre comme bon leur semble mais il reconnait


J'ai particulièrement aimé l'approche humoristique...L'humour est une chose assez difficile à faire passer car il demande un juste dosage et je trouve que celui-là est parfait ^^

Et un prix coup de coeur attribué à :iconlightsbirth:
Pour ce texte : 18h30                                                                              18h30
6h00 du matin. Comme tous les jours, il l’observait se lever avec difficulté. Elle était toujours si belle dans ses nuisettes, même avec ses cheveux bruns frisottés constamment en bataille. Elle s’en plaignait d’ailleurs régulièrement ce qui le faisait rire. Elle étira longuement ses bras, faisant bomber sa poitrine, mettant en valeur ses petits seins ronds. Il l’aurait voulu l’embrasser mais déjà elle s’était enfuie dans la salle de bain. Elle laissait systématiquement la porte ouverte et comme chaque matin, il se délectait de son rituel : un coup de brosse, étalage de la cr


Parce qu'il m'a embarqué, il est intelligent, subtil, bien mené et il fait mouche. J'ai beaucoup aimé la gestion du changement de ton et d'ambiance vers la fin.

Et donc le prix sera un dessin (portrait couleur d'un perso au choix ^^).

Encore merci merci beaucoup d'avoir pris le temps de jouer le jeu...Si je vois que ça plait aux gens et les intéressent, j'organiserai régulièrement des concours ^^

Et je me permets de vous rappeler que je serai au salon du livre de paris le samedi 23 mars à partir de 12h sur le stand des éditions dédicaces C17 ( je vous ai mis le plan sur mon facebook : www.facebook.com/cycyanne.foyl… et mon tumblr  : cycyanne.tumblr.com/

Voilà voilà !!!
Bonsoir tout le monde !

Un petit pré journal (oui ça se dit pas, on s'en fou, j'ai déjà fait pire), pour vous dire que je suis en train de m'arracher les cheveux pour choisir le gagnant du concours et que je donc je demande un tout pitiiiiiiit délai pour vous annoncer le (ou les partis comme c'est -___-) gagnant !

Donc d'ici quelques jours, j'updaterai ce journal pour vous donner le résultat !

Je tiens beaucoup à vous remercier, j'ai été ravie de voir que majoritairement ce sont des textes que j'ai reçu ^^ je m'attendais à la tendance inverse du coup, c'est une vraie surprise et ça rend les dessins plus rares du coup encore plus sympa !

Bref merci encore !
Un petit journal pour vous confirmer que je serai en dédicace le 23 mars au salon du livre de Paris ! J'y serai à partir de 11 h et jusqu'à ce que mort s'en suive pendant le reste de la journée ^^

J'aurai avec moi tout ce qu'il faut pour vous faire des petits dessins sur vos livres ! (de qui vous voulez dans le le sens que vous voulez ...Mais sachez qu'il y a des incompatibilités entre mes volatiles...). Il y aura quelques tomes 1 et quelques tomes 2 comme ça vous pourrez choisir et je prévoirai quelques impressions de dessins !

Donc j'espère que vous pourrez vous déplacer et venir me voir, car comme vous le savez depuis mon dernier journal, en tant qu'auteur, c'est pas facile tous les jours XD, alors je voudrais pas sortir les violons et les mouchoirs pour vous faire pleurer (en plus je sais pas jouer du violon...) mais veneeeeeeez me faire un petit coucou et me parler ! Car pendant ce temps, les autres (les écrivains des récits de vie) arrêteront de me parler en commençant leurs phrases par " hmmm...tu écris ? Quoi ? Ah de la SF/fantasy...ah oui... enfin c'est le genre le plus facile hein..." pouet pouet....

Bref voilà, vous venez, vous leur cassez la figure pendant que je vous fais votre dédicace et comme ça on passe un bon moment ...pas compliqué XD !

Alors je vous transmets tous les renseignements pour me trouver (enfin déjà moi, faudra que je trouve mon éditeur dans les 10 000 km de salon...)

Salon du livre de Paris : www.salondulivreparis.com/
Stand : Editions dédicaces Stand C 17
En bout de travée à côté du stand "l'atelier des cahiers"
Je vais mettre le plan du salon du livre avec le stand sur mon tumblr syrkell.tumblr.com/ et sur mon facebook ^^ www.facebook.com/cycyanne.foyl… (oui je ne sais pas mettre un PDF ici...bon bref....)

Je crois les doigts pour que vous puissiez venir afin qu'on puisse parler littérature et poules stellaires (juste après avoir planqué les corps des autres écrivains !! )

Merci !!
Ça faisait longtemps que je n'avais pas publié un billet alors j'en profite pour poster sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur et qui j'espère fera écho à des choses que vous ressentez ou qui vous interpellent aussi. (Pis j'en profite aussi pour vous rappeler mon petit concours st valentin de l'amuuuur ^^ ah ben oui c'est mon journal, je dis quéce que que je veux XD)

Pour les plus aventuriers, sachez que j'ai mis des petites animations sur mon tumblr, donc si vous préférez la version avec des lapins et des effets spéciaux, c'est par ici ---> cycyanne.tumblr.com/

Si, toi aussi, tu as décidé d'être écrivain : sache que…

1 .  C'est le boulot artistique le moins glam qui existe. (← Ceci est une figure de style, de l'espèce des euphémismes, pour signifier que « moins glam » veut dire : « mortellement chiant ». Quand tu es écrivain, tu fais des figures de style. C'est dans le forfait. Tout le monde s'en fout mais tu as le forfait).

Toi, qui crois qu'en écrivant tu vas pouvoir impressionner ton entourage et susciter leur respect et leur admiration (au moins aussi bien que dindonneau et dindonnette dans une émission de téléréalité), sache que : tu te fourres la touche maj jusque dans le cervelet sans passer par le lobe temporal (m'énervez pas avec la géographie du cerveau).

Car, il faut savoir que tu vas essentiellement travailler sur un logiciel super trop top qui s'appelle : Word. Alors Word est au logiciel glamour et impressionnant ce que le lapin est au monde des carnivores : un petit caca.

Donc, tu auras beau faire de magnifiques figures de style (cf : forfait) et des jolis sauts de page, voire carrément des sauts de section (soyons fous !), personne ne sera impressionné par ta page Word. Arial 12, Garamond 11 ou Comics sans MS 10, ne sont pas des destinations de rêve, des cordes sensibles, ou des couleurs magnifiques. Tout le monde s'en fou… de Word.

Du coup, ton problème va essentiellement consister à justifier ton travail et ton talent avec une page word. Autant te dire que c'est aussi évident que d'essayer de faire comprendre les vertus du végétalisme à un zombie (ah oui ben fallait bien que je la place celle-ci…c'est ou les zombies ou Tom Hiddleston, maintenant, vous le savez… et 1000 points de plus dans ma petite cagnotte des blagounettes pourries !). Ayant donc à cœur de te venir en aide, j'ai donc sélectionné quelques phrases d'amorce pour attirer l'attention et le respect de ton entourage (et qui …ne marchent pas) :

Approche 1 : Le suspens.
« Oh, je viens de finir un chapitre extrêmement compliqué où je tue l'un de mes personnages clés et ça va vraiment tout changer dans l'intrigue.»

Approche 2 : Le géni.
«  Je viens de passer quatre heures à travailler mon introduction afin de la rendre intéressante, poétique, lumineuse, piquante et originale. Je crois avoir réussi ».

Approche 3 : La supplication.
« A force de trimer sur mon chapitre, j'ai une de ces migraines ! Tu sais, comme dans le film Gangster squad quand Sean Penn donne l'ordre qu'on troue le cerveau d'un de ses hommes avec une perceuse…film fort intéressant au demeurant et Ryan Gosling est trop sex dans son costume, en même temps, c'est sa spécialité, mais bon là n'est pas le propos. J'ai super mal à la tête. »

Approche 4 : Le désespoir.
«  Mais si, vraiment, j'en suis à la page 148 ! 148, c'est quand même pas rien…Et encore, c'est en Arial 11… c'est petit….le 11….de Arial…. »

Approche 5 : N'importe quoi.
«  J'ai mis une journée pour tuer le plombier qui va s'avérer être le maître du temps venu délivrer la princesse. Mais ce que le lecteur ignore, c'est que la princesse est, en fait, un homme. Trop important pour la suite. Ouai, le suspens, c'est ma spécialité. »

A la suite de quoi, sache que, souvent, tu auras des réactions résolument à l'opposé de ce que tu attends, à savoir admiration et sympathie, rappelons-le. Afin de te préparer psychologiquement, je t'ai sélectionné un petit échantillon représentatif des différentes réactions :

Réaction 1 : la curiosité.
« Hmm…et sinon tu fais quoi de si intéressant depuis deux heures sur ton PC ? »

Réaction 2 : l'admiration (ah si, ça arrive de temps en temps)
« Qu'est-ce que tu tapes vite ! Mais t'écris quoi de si long ? »

Réaction 3 : Le reproche.
« Super. Et sinon, t'as l'intention de faire quelque chose de ta journée où tu vas encore glander sur ton PC ? »

Réaction 4 : l'incompréhension.
« D'accord. Mais sinon, tu fais quoi dans la vie ? Non, mais ton vrai métier, celui que tu dis aux gens, celui que tu déclares, c'est quoi ? »

Réaction 5 : l'opportunisme.
« Tant que tu glandes sur le net, regarde où en est ma livraison de sushis ! ».

Réaction 6 : n'importe quoi.
« Tu m'as parlé ? »

2 : Sache que, tout le monde se fiche de l'écriture. Ce n'est pas personnel, juste un défaut d'intérêt pour des raisons intrinsèquement liées à l'exercice de style (intrinsèquement vaut 1000 points aussi. Ah ben quand même, non ? Vous êtes durs. Peu importe ce que ça veut dire, c'est comme côtelette).

- Tu dessines des beaux ténébreux sexy en pagne ? Non ? Alors on s'en fout de ce que tu fais.
- Tu joues de la batterie comme un diable ? Non ? Alors on s'en fout de ce que tu fais.
- Tu sculptes des bustes de naïades avec les tétons qui pointent parce qu'on se les gèle la nuit dans la forêt en sortant de l'eau ? Non ? Alors on s'en fou de ce que tu fais.
- Tu fais le design d'un site internet ? Non ? Alors on s'en fout de ce que tu fais.
- Tu réalises des effets spéciaux ? Non ? Alors on s'en f…Ah non, en fait, actuellement, on s'en fout aussi de l'industrie des effets spéciaux.
- Tu fais des îles flottantes aux amandes citronnées dans un nid de caramel au beurre salé  (recette qui n'existe pas, mais qui devrait) ? Non ? …

Bref tu l'auras compris, tout le monde s'en fout de tes dix huit chapitres qui narrent le point de vue d'un vampire sur la politique agricole commune.

3 . Sache que si tu écris, tu peux gagner de l'argent….Ou pas.

Sache que tu as plus de chance de gagner ta vie en étant chasseur de loups-garous albinos amnésique et télépathe qu'en étant écrivain. Les fortunes des Rowling, Nothomb et autres, c'est pareil que pour les gagnants du loto…Il faut des produits d'appel pour faire jouer le commun des mortels mais les places sont déjà prises et il faut pactiser avec les diables de toutes les dimensions parallèles démoniaques pour avoir une chance de faire partie des gagnants.

Du coup, vaut mieux envisager un petit boulot d'à point…Ce qui te permettra de répondre à la réaction numéro 4.

4 . Enfin, sache qu'au bout du compte, quand tu auras enfin fini ton livre, tu t'exposes à un risque que les autres métiers artistiques ne courent pas forcément. Tu coures le risque que :

...Que personne ne comprenne ce que tu as écris.

Est-ce qu'on ne comprendrait pas une illustration ? Sauf si c'est de l'abstrait (et encore, y'a toujours un bon esprit qui réussit à pondre une théorie sur une tâche blanche), un illustrateur de BD, par exemple, est capable de nous faire comprendre que la tâche blanche en bas de la page, c'est un lapin. Et tout le monde comprend que c'est un lapin.

Est-ce qu'on ne comprendrait pas un morceau de musique ? Encore mieux, la musique ne se comprend pas, elle se ressent. Celui qui vous dit qu'un morceau de musique (surtout à l'heure actuelle) véhicule le message de la quintessence de la subjectivité de l'individu dans une société sclérosée par la recherche névrotique de la surconsommation (1000 points)...Ben il vous ment. Ou il est bourré.

Est-ce qu'on ne comprendrait pas un site internet ? D'accord, on peut se perdre sur un site internet, on peut désespérément chercher l'onglet « buy it now » au milieu d'un foutoir de petits cœurs/bulles/flocons/pub qui flottent sur toute la page, mais normalement et à moins d'être complètement abruti par la société sclérosée par la recherche névrotique de la surconsommation, on a tous bien compris qu'on se trouvait sur un site internet.

Or dans le cas d'un écrivain, la compréhension de l'œuvre littéraire ne va pas forcément de soit. Non.

Sache que, suite à la lecture de ton livre, tu seras parfois confronté à certaines questions et que ce ne sera pas forcément parce que ton lecteur est bourré qu'il te les posera. Afin de te préparer, voici une petite sélection de questions qu'on peut poser après lecture d'un manuscrit :

Question 1 : la panique.
« Heu...Mais en fait, ça parle de quoi ton histoire ? »

Question 2 : le plombier.
« Ah mais le plombier, c'est lui l'assassin ? Aaah j'avais pas compris ! Je me disais qu'il était un peu énervé aussi. »

Question 3 : la lumière.
« Quoi ? La fille, elle est morte ? Non ! Mais quand ? »

Question 4 : Le Au temps pour moi.
« Ah j'ai trouvé ça hyper drôle vraiment ! C'était pas un bouquin humoristique ? Au temps pour moi ».

Question 5 : le Qui fâche.
« Et sinon quand est-ce que tu le finis ? »

Question 6 : la contrariété.
« ah non je n'ai pas ri... C'est où qu'il fallait rire ? »

Question 7 : Le Au temps pour moi II, la revanche.
« Oui c'était sympa mais c'est dommage qu'on comprenne qui est l'assassin à la page 2. Ah non, la page 1, j'ai compté celle du titre. Au temps pour moi. »

Question 8 : la tête à claques.
« Et t'as mis quatre mois pour l'écrire ? Mais quatre mois...A temps partiel, non ? »

Question 9 : Le fléau du vampire.
« Non mais par contre, un vampire qui craint l'ail et ne sort pas le jour, c'est trop pas crédible. Tout le monde sait que les vampires ne sortent pas la journée parce qu'ils brillent et pas parce qu'ils brûlent.»

Question 10 : le fléau du loup-garou.
« Mais les loups-garous chassent les vampires, ça a toujours été comme ça. Ils s'aiment pas. Comment je le sais ? Ben, parce que c'est comme ça. Du coup, va falloir que tu réécrives ton intrigue. Ah ben non, ils vont te faire un procès sinon. Les loups-garous....je veux dire. »

Question 11 : Le Ouai, c'est toujours pareil.
« Un roman d'amour ? Ah ouai, style Arlequin, quoi. Non, j'ai pas lu mais je sais de quoi ça parle, c'est toujours pareil. ».

« Un roman sur les vampires ? Ah ouai style Twilight, quoi. Non, j'ai pas lu mais je sais de quoi ça parle, c'est toujours pareil ».

« Un roman historique ? Ah ouai, style...heu....Non, j'ai pas lu mais ça m'intéresse pas trop l'histoire. ».

5 Alors, sache que si tout ce que je raconte ne t'a pas convaincu de continuer à écrire :

Sache que si tu es un auteur, tu l'es intimement, viscéralement, naturellement, automatiquement, inextricablement et indiciblement (1000 points ^^).

Sache que tu n'écriras jamais pour la gloire, pour la reconnaissance, le nombre de fav ou pour la richesse parce que tu as peu de chance d'en avoir des milliers. Tu écriras parce que c'est ta nature profonde. Tu écriras parce que c'est ton mode de respiration. Tu écriras parce que c'est la seule façon que tu connaisses de vider ton cœur débordant d'idées et d'émotions. Tu écriras pour faire rire, parce que tu ris, tu écriras pour faire pleurer, parce que tu pleures, tu écrirais pour livrer l'amour, parce que tu aimes.

Sache que tu te moqueras que les gens retiennent plus un design d'un personnage que le caractère de ce personnage parce que Photoshop est toujours plus percutant et populaire que Word. Tu t'en moqueras parce que, pour toi, le personnage sera réel, même sans visage coloré, au-delà du dessin, au-delà du line, au-delà du brush. Il te tiendra compagnie, il te parlera, il te murmura son histoire. Et quand dans les nuits tachées du blanc des insomnies, tu te demanderas comment faire défiler les heures, tous ces personnages viendront te tenir compagnie.

Sache, enfin, que ceux qui te liront, ceux qui sauront que l'écriture est un extrait d'âme, ceux qui riront, pleureront, aimeront parce que tes mots les auront touchés, ceux-là seront des liens extraordinaires, des soutiens indéfectibles, ceux-là justifieront tous tes doutes.
Enfin parfois, il leur arrivera aussi d'être bourrés, auquel cas, il ne faudra pas leur en tenir rigueur.

A venir : le complexe de l'auteur de Fantasy.
Cycy
Et n'oubliez pas : le pouvoir aux Lapins et mort aux framboises !
Oyez, Oyez ^^

Comme le savent ceux d'entre vous qui ont la gentillesse de lire mes petites âneries, j'adore écrire sur l'amour, j'adore écrire des histoires d'amour. Oui et là, je le sens bien, il y a des sourcils qui s'arquent (si si...)...Ok, je le reconnais, toutes mes histoires d'amour sont foireuses...Mais j'ai envie de dire, à ma décharge, sur le papier même foireuses, c'est quand même des histoires d'amour.

Le thème du concours :

Ecrire une déclaration, un petite texte qui parle d'amour, sous forme de texte ou de poésie, d'une page sur vos persos ou sur les miens ou sur qui vous voulez ^^ L'important, c'est le sujet, l'amour !

Ou

Faire une illustration qui représente pour vous l'amour, de vos persos, des miens ou autres ^^

A gagner :

un exemplaire de J, tome 1 ou 2 selon votre préférence, avec un dessin en dédicace ^^

Deadline : 28 février !

Voilà si j'ai assez dans les deux catégories, je ferai gagner un auteur et un écrivain !

j'espère que ça va vous inspirer !!

Note : et vous pouvez vous aussi faire un amour foireux...vous aussi...réhabilitons les amours foireuses XD (oui je sais que vous en avez aussi...dans un fond de tiroir !)
Un grand merci pour toutes vos participations qui m'ont énormément touchées et après une loooongue période d'intense réflexion (ça m'arrive de temps en temps ) voici les deux gagnantes ^_____^  :

Premier prix :

:iconfararden:

Avec : MY archangel by FarArden

Second prix :

:iconjuliecampan:

Avec Belkam :concours: by JulieCampan

Un joyeux noël à vous tous !!

***************************************************

A big thanks to all the participations ^^ here are the winners :

First place :

:iconfararden:

with: MY archangel by FarArden

Second place :

:iconjuliecampan:

with Belkam :concours: by JulieCampan

Merry Christmas to all !! ^^
(Pour la version avec effets spéciaux, donc images, c'est sur mon tumblr XD : syrkell.tumblr.com/ )

"On pioche pic pac, pic pac, pic pac,
Dans la mine, le jour entier,
Piocher pic pac, pic pac, pic pac,
Notre jeu préféré.

Pas bien malins d'être riches enfin
Si l'on pioche pic pac
Dans la terre ou dans la roche,
Dans la mine, dans la mine...
Dans la mine, dans la mine...
Où un monde de diamants brille !

On pioche pic pac, pic pac, pic pac,
Du matin jusqu'au soir.
On pioche pic pac, pic pac, pic pac,
Tout ce que l'on peut voir.

On pioche les diamants par monceaux,
Et les sacs de rubis par quintaux,
Pour nous sans valeur sont ces trésors,
On pioche pic pac, pic pac."

Les nains, Blanche-Neige.

Bref, hier, j'ai décidé d'aller voir un film de nains.

D'habitude, les films avec des nains qui creusent partout et qui mangent tout le temps, y'en a pas des masses au cinéma parce que c'est un cinéma engagé et underground mais, cette fois, j'ai eu de la chance. Mercredi est sorti un film du genre : «  le Hobbit, un voyage inattendu ».
Bon vous allez me dire que ça démarre mal, le titre parle de Hobbit et pas de nain. Rassurez-vous, le réalisateur a mis plein de nains en guest star et qu'il n'y a qu'un seul hobbit. Du coup, on s'en fiche complètement du Hobbit, en plus il est encore plus petit que les nains et il ne creuse pas, lui.

Bref, parlons de nains. Et d'un hobbit et de trois sorcier et d'elfes blonds ou bruns (pas roux, attention les roux n'ont pas d'âme, c'est bien connu), des aigles géants, des hérissons, des araignées,  des pierres qui bougent, de gros chiens syphilitiques et de lapins géants.

Oui, la caverne de la rose d'or. C'est ça.

L'histoire.

Alors c'est un groupe de nains, treize pour être exacte. On les compte tout le temps durant le film, donc on sait en permanence combien il y en a et si on n'en a pas perdu en route. Donc c'est l'histoire de treize nains mais pas les mêmes que ceux de blanche neige. Des cousins qui se déplacent aussi en groupe et creusent la roche. C'est un truc de nain que de se déplacer en groupe et de creuser. Bref, ceux-là de nains ils sont vachement plus posh que ceux de Blanche neige parce qu'ils vivent dans une super cité avec un trésor d'Etat assez important pour remplir quinze piscines olympiques. Et tous ces nains vivent heureux dans la cité à creuser, forger, manger, boire, snober les elfes, bref faire des trucs de nains.

Sauf qu'un jour, un dragon arrive, rase tout et s'assoit sur le tas d'or qui compose le trésor d'Etat. « Mais pourquoi il fait ça ? » me direz-vous ? Enfin, moi je me le suis dis. Simple. En fait, les dragons de cette histoire sont très bling bling. Ils aiment l'or, les pierres précieuses, le platine et tout ce qui brillent mais qui a une grande valeur (oui faut pas la leur faire aux dragons, ils savent faire la différence entre une bague Cartier et un anneau de chez Swarovski qui nous fait prendre un cristal poli pour un diamant). Alors on ne sait pas trop pourquoi le dragon a besoin de tout cet or parce que d'abord, aucune bague ne va à ses pattes, ensuite les tiares sont trop petites et enfin, on ne les voit jamais faire du shopping pour dépenser ses pièces d'or. Mais bon, on ne va pas le contrarier parce que cinq tonnes de barbarque et douze mille rangées de dents avec un chargeur au napalm à la place de la gorge, ça ne se contrarie pas. Bon donc le dragon, appelé Smaug, se dit que le trésor des nains remplit quinze piscines olympiques, ce qui va lui permettre de faire comme picsou : plonger et nager dedans. Alors, il expulse les nains parce qu'ils ne sont pas en or et se couche sur le trésor. Et comme ça l'a bien fatigué de brûler tous ces nains, il s'endort.

Du coup, les nains sont expropriés de leur cité sans dédommagement parce qu'ils n'ont pas pensé à s'assurer contre les dragons et les voilà qui errent dans les terres hostiles, complètement abandonnés par tous leurs alliés, particulièrement les elfes. Les elfes, on oublie souvent de le dire, sont super bons en problèmes de maths. Donc ils se sont regardés, ils ont regardé les nains, ils ont regardé le dragon et ils ont répondu à ce petit problème : « sachant qu'un elfe mesure en moyenne 1m90 pour 70 kilos en régime sous-protéiné contre un dragon qui doit faire un kilomètre de long pour 50 tonnes 5, combien de chance a l'elfe d'atteindre le dragon et de l'amocher assez pour lui faire lâcher ses tiares ? » réponse : « non mais sans déconner !». Du coup, les elfes abandonnent les nains.

Bon comme on ne va pas suivre l'histoire de tous les nains parce qu'on ne pourrait jamais retenir le nom de tout le monde, on se concentre uniquement sur treize d'entre eux, dirigés par Thorin, un grand nain, mais un nain quand même, mais plus grand que les autres, le petit fils du roi de la cité déchue. Pendant de nombreuses années, ils galèrent tous en petits boulot d'intérim parce que les nains, à part creuser et forger, c'est pas non plus des intellos et au bout d'un temps, des signes leur annoncent que peut-être le dragon qui n'a plus fait parler de lui depuis soixante ans a peut-être quitté la cité et qu'ils peuvent donc aller la reprendre.

Oui bon là, Tolkien a commis une légère erreur de scénario. Ah ben oui, je rappelle que le dragon est accro à ses pièces d'or alors personnellement, sieste de soixante ans ou pas, personne ne me ferait lâcher mon solitaire 18 carats ou mon sac Burburry. On est bling bling ou on l'est pas.

Mais bon bref, les nains ne sont pas des dragons donc ils peuvent légitimement penser que finalement, le Smaug en a eu marre de dormir, de compter ses pièces ou d'essayer ses tiares et que donc, il est parti. Du coup, le challenge c'est d'arriver à la cité avant d'autres personnes qui pourraient tenir le même raisonnement qu'eux et appliquer le bon vieil adage : «  premier arrivé, premier servi ». Alors ils se font aider par Gandalf, le magicien gris, qui leur a donné rendez-vous chez Bilbon Sacquet, l'oncle de Frodon. Je sais, vous allez me dire qu'il n'y a vraiment qu'un seul magicien et qu'une seule famille de hobbit dans ce monde pour qu'on tombe systématiquement sur eux. Oui bon, ça, faut voir avec Tolkien hein…Donc passer par un medium.

Bref, ils se réunissent, mangent, boivent, chantent et après partent, carte en main (autrement appelée GPS artisanal que tout voyageur doit avoir en sa possession) sur la route qui mène à l'ancienne cité des nains, Erebor. Mais ils ne sont pas les seuls sur le coup. Avec Tolkien, les routes de la Terre du Milieu sont un peu encombrées et le trafic équestre, pédestre, loupesque est dense. Donc en vrac, on croise des lapins géants, des araignées géantes, des gobelins géants (ce qui me fait dire qu'en fait, Tolkien déguisait là une subtile et prophétique métaphore sur les méfaits de l'utilisation de produits transgéniques dans l'industrie agro-alimentaire) des magiciens et des elfes. Or tout ce beau monde dispose d'un code de la route propre qui n'a pas été unifié.

Forcément, aux carrefours, ça bloque et ça crée des accidents.

Pour faire court, la compagnie des treize nains, le hobbit (ça porte bonheur d'en avoir un dans le groupe, rappelez-vous, du coup les nains l'ont embarqué) et le  magicien sont poursuivis par un orc albinos, assassin du grand-père de Thorin, et son armée chevauchant sur des gros loups atteint de la rage ou de la syphilis, je n'ai pas encore bien identifié la pathologie.

Alors ça court, ça se bat, ça fait des pauses chez d'autres trolls, ça fait des pauses chez elfes (en fait les elfes, ils ont le monopole des maisons d'ôtes chez Tolkien. Quand vous en avez ras le bol de votre quête, vous vous arrêtez chez les elfes et vous passer deux nuits à décompresser), et ça vole sur des aigles géants. A ce propos d'ailleurs, moi je dis qu'à choisir entre se taper une rando en terre boueuse et hostile et choisir eagle one en classe affaire, y'a carrément pas photo. Je sais pas pourquoi ils attendent le milieu de film pour y penser. Bref, ça continue de courir et de se battre et ça galope sur des poneys (oui ben c'est des nains aussi alors la classe c'est pas vraiment leur priorité).

Bref au bout de 2h57 de randonnée équestre, pédestre, piafesque, loupesque et lapinesque, ils atterrissent à trois cent bornes de la montagne ou se trouve l'ancienne cité. A ce moment là, il y a deux choses certaines : les lapins géants c'est hyper rapide, et les piafs géants, c'est hyper cons. Non mais  pour avoir balancé les héros à trois cent kilomètres de la montagne au lieu de tirer 20 min de plus et qu'on en cause plus, faut vraiment être débiles. Ok, je fais du mauvais esprit, ce sont des piafs transgéniques, on ne va pas leur demander de faire preuve en plus d'initiative.

La réalisation :

L'avantage :

Eh bien, c'est qu'on sait qu'il y a peu de risque d'être confronté à un nanar. Pourquoi ? Parce que Peter Jackson est parfaitement dans son élément. Il a déjà trois opus sur l'univers de Tolkien derrière lui, il sait faire le job. Il n'y a que Ridley Scott pour trouver le moyen de se planter en refaisant un film sur un univers qu'il a aidé à créer, vingt ans auparavant. Bref, nous savons que Jackson sait faire de l'épique, de la fantaisie du medieval fantastic, de l'heroic fantasy et surtout, du Tolkien.

Et si on en doutait encore, il suffit de voir le staff du film pour s'en convaincre. On y retrouve, entre autre, des noms bien connus tels que Fran Walsh ou Philippa Boyens à l'adaptation du roman et John Howe et Alan Lee au visuel. Ajoutons à cela, la présence de la plupart de acteurs du Seigneurs des Anneaux qui reviennent en piqûre de rappel judicieusement ajoutée à l'œuvre originale pour être certain d'être bien raccord.
Or raccord, le film l'est complètement. Il est dans la droite lignée de la première trilogie. Malgré les dix ans qui séparent les deux réalisations, Peter Jackson sait parfaitement placer les renvois et les références pour gommer ce laps de temps et penser le Hobbit et le Seigneur des Anneaux comme une seule et même œuvre globale. Et c'est un parti pris extrêmement appréciable. Les acteurs sont retouchés ce qu'il faut pour effacer le temps qui passe, les décors sont parfaitement reproduits, les jeux d'acteurs fidèles à l'ambiance des trois premiers opus et on est ravi d'avoir l'impression de se retrouver exactement au tout début de la Communauté de l'Anneau.

A ceci près, que Peter Jackson utilise une nouvelle technique de film qui consiste à ne filmer qu'avec des caméras 3D et en 48 images par secondes, autant dire que l'approximation à l'écran est tout simplement impensable.

Alors l'inconvénient ?

A mon sens il y en a deux. Le premier est précisément lié au soin tout particulier que Peter Jackson a mis pour faire du Hobbit une partie intégrante de l'œuvre globale de Tolkien. On pourrait, en effet, regretter qu'à l'écran, la prise de risque de Jackson notamment dans le choix de la technique de tournage passe un peu inaperçue et qu'on ne retienne finalement que le prolongement parfait de la première trilogie sans autre forme de progression ou de proposition alternative.

En résumé, l'exercice parfait de cohérence de Peter Jackson peut nous laisser un petit arrière-goût de facilité dans le choix des cadrages et des plans qui rappellent étonnamment, et pour cause, celui du Seigneur des Anneaux. Au final, le spectateur est sans doute comme un enfant capricieux qui n'aurait certes pas pardonné à Peter Jackson de s'affranchir trop de la façon de tourner la première trilogie mais on aurait bien voulu qu'il nous surprenne un peu plus sur certains détails. Ainsi, le choix de la musique reprenant parfaitement les thèmes de la première trilogie aurait sans doute mérité plus d'audace dans l'adaptation en nous proposant d'autres thèmes en plus de celui des nains.

Bref, depuis le temps, on sait que le diable se dissimule dans le détail, après tout.

L'inconvénient numéro deux, quant à lui, consiste à mon sens justement en ce que le Hobbit étant parfaitement raccord avec la trilogie du Seigneurs des Anneaux en reprenant complètement les codes et le déroulé, il autorise toutes les comparaisons. Ce qui est un raccourci dangereux parce qu'il ne faut pas oublier que le Hobbit est une adaptation d'une œuvre qui existe déjà et que Peter Jackson respecte assez pour ne pas la défigurer. Dire donc que les deux histoires se ressemblent, que les quêtes se ressemblent, que les figures des héros se ressemblent et que c'est toujours un peu la même chose, c'est se tromper de débat. C'est à Tolkien qu'il faudrait dire ça. Après critiquer un auteur de cette envergure dans une séance de spiritisme, moi je le sens moyen.

Il n'empêche que si ces critiques qu'on peut lire parfois sur certains blogs de « journalistes » et qui peuvent prêter à rire, je peux comprendre l'impression de copié collé de certains plans et de certaines scènes. Peut-être que si Peter Jackson avait distillé plus de différences dans des détails de moindre importance comme la couleur, le cadrage, la prise de vue, le tout sans grande incidence sur l'œuvre originale, il se serait affranchi de ce type de critiques sur un "déjà vu" redondant.

Les points forts du film.

Peter Jackson est un formidable technicien dans le sens où non seulement il pense son film comme une œuvre technique, maîtrisée, réfléchie, avec un parti pris esthétique qui l'oblige à une réalisation extrêmement contrôlée mais en plus, c'est un passionné qui adapte une œuvre dont il est un spécialiste. Tout ça pour dire, qu'il est dans son élément et qu'il sait jouer avec l'atmosphère et l'ambiance. Pour moi, il est sans doute l'un des meilleurs adaptateurs de livres car il sait le faire avec intelligence. Il fait la part des choses entre l'œuvre originale qui est un livre et la version film qui ressort du cinéma. Son intelligence consiste à pouvoir faire glisser l'une dans l'univers de l'autre en étant bien conscient que les deux arts ne peuvent parfaitement se superposer.

Alors on pourrait disserter pendant des heures sur chaque plan et choix de coupe, je me contenterai de dire qu'il nous donne ce que nous venons chercher. Et que venons-nous chercher lorsqu'on va voir ce genre de film ? D'une part, une immersion totale dans un univers littéraire de medieval fantastic ou d'heroic fantasy, selon qu'on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein. D'autre part, une adaptation suffisamment intelligente et respectueuse pour nous donner une version visuelle complète d'une œuvre littéraire.

Et c'est exactement ce qu'il nous donne. En cela dire le contraire relève du pur mauvais esprit ou pire d'une hypocrisie élitiste et faussement originale. Jackson nous donne ce qu'il nous avait donné dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, à ceci près qu'il a plus de moyens, plus de liberté et plus de marge de manœuvre quant au temps qu'il prend pour raconter l'histoire. On est happé par les décors enfin à nouveau sur nos écrans, par les plumes redoutables de Howe et Lee, par les vêtements, les armures et la musique qui nous avaient déjà touché lors de la première trilogie.

Peter Jackson est un conteur d'heroic fantasy, profondément, viscéralement. A ce titre, c'est un formidable « ambianceur ». Et je dirais que la particularité du Hobbit, qui est d'être un peu moins sombre que l'histoire de la trilogie du Seigneur des Anneaux, fait gagner le film en poésie naïve et enfantine. Il donne ainsi ses lettres de noblesse cinématographique au conte pour enfant magnifié par une façon de filmer très épique. Cela nous offre des plans absolument bouleversants d'esthétique, tels que l'affrontement de Thorin avec l'Orc albinos ou son sauvetage par l'aigle géant, ou encore l'instant de recueillement des nains porté par une formidable chanson a cappella juste avant leur grand  départ. La naïveté du propos ou des situations donne à l'œuvre plus qu'une connotation de fantaisie, une vraie dimension de contine en nous ramenant à ce que nous dissimulons d'enfance au fond de nous.

Excepté au moment où on voit des culs d'araignées géantes dans la forêt.  

Les points faibles.

Si je devais vraiment faire ma chipoteuse (toujours a cause du cul des araignées, ok, c'est pas la faute de Jackson, mais comme j'ai pas de medium faut bien que quelqu'un ramasse), je dirais qu'on sent quand même bien que cette fois, il a jouï d'une liberté au montage qu'il n'avait pas lors de la première trilogie. Pour ce premier opus du Hobbit, il y a quelques longueurs qui s'expliquent par l'amour que Jackson porte à Tolkien et son univers (et aussi parce que trois films qui marchent c'est mieux que deux, à bien des égards).

Je garantie cependant, oui même aux plus réfractaires, que le bâillement ne dure pas longtemps, si bâillement il ya, et qu'au pire, il suffit de se concentrer sur des vraies questions de fond pendant les longueurs. Pour vous aider, j'en ai sélectionné quelques unes  : « est-ce qu'une œuvre d'heroic fantasy ne peut-elle vraiment pas se passer d'araignées géantes ? », « à un moment, Tolkien aurait dû comprendre qu'un monde a besoin de femelles à peu près à hauteur des mâles, sinon il y a un petit problème de reproduction », "pourquoi les feuilles de salade servies chez les elfes ne brûlent-elles pas quand on les approche du feu ? », « A quoi ça sert aux nains d'être sexués, s'ils ne croisent jamais de femmes nains dans leur cité ? »…Bien sûr, je vous encourage à garder le fruit de vos réflexions sur la dernière question pour vous, c'est un sujet polémique, ça risque de jaser.

Les acteurs.

Les nains, qui en vrai sont pas des nains, mais qui jouent des nains.

Celui que l'on retiendra tout particulièrement parce qu'il est à l'écran toutes les trois secondes et qu'il est, en fait, le vrai moteur de la quête en tant qu'initiateur : c'est Richard Armitage qui joue le prince (et roi vu que tous ses parents sont morts) des nains : Thorin. Alors certains pourraient dire que ce monsieur est un peu trop beau pour être nain, un peu trop charismatique pour être nain et un peu trop ténébreux pour être nain. Il est prothésé mais pas trop pour ne pas défigurer sa jolie petite frimousse et il jouit d'un superbe balayage qu'on serait plusieurs à lui envier. Cela étant, il fait le travail et il le fait bien. Il occupe l'écran, il le remplit même, costume et prothèses collées sur 1m90, oblige. Il prend son rôle très au sérieux, du coup, un peu trop considérant la légèreté du jeu et des répliques des autres nains qui rend peut-être parfois le décalage un poil caricatural entre le roi torturé et accablé de devoirs et ses hommes affligeants de bêtise.

Il y a aussi à ses côtés un certain Kili joué par Aiden turner. Oui alors dans ce premier opus, il ne sert pas à grand chose mais il est mignon, et à ce stade, c'est tout ce qu'on lui demande (oui ben si je parle des araignées et des piafs géant, je peux parler du beaux gosses pour midinettes ).

De l'autre côté, un Hobbit, on rappelle que c'est le titre du film et qu'un hobbit, il faut toujours en avoir un dans sa quête, ça porte bonheur. Bilbon, joué par Martin Freeman dont le talent et la conscience professionnelle des acteurs anglais a conduit à bien étudier le jeu de Sir Ian Holm et à s'en inspirer judicieusement. Ainsi le lien entre les films est tenu par ce détail de jeu d'acteur, bien qu'encore une fois, je reprocherais par moment un léger sur-jeu dans les scènes comiques.

Gandalf le gris (avant d'être blanc, les codes couleur sauveront le monde, je n'arrête pas de le dire) est toujours interprété par Ian Mackellen et il est toujours parfait. J'ai envie de dire que si vous l'avez trouvé crédible dans le Seigneur des Anneaux, vous ne pouvez que le trouver parfait dans le Hobbit.

Idem pour Cate Blanchett savamment retouchée à 500 % pour la rendre si ce n'est belle, car elle l'est déjà au naturel, parfaitement irréelle et sublissime. Une mention spéciale pour sa robe qui fait super bien le rôle de la robe parfaite, aux plis parfaits, au mouvement parfait, aux reflets parfaits.

Et je ne peux que dire exactement la même chose pour les autres acteurs qu'on a déjà vu comme Hugo Weaving, Elijah Wood ou Christopher Lee, lesquels rempilent en exécutant la même prestation précise et parfaitement adaptée à des personnages dont ils sont familiers.

D'ailleurs à ce propos, je me permets un tout petit paragraphe sur une scène qui implique Saroumane, Gandalf, Elrond et Galadriel et absolument délicieusement placée dans le film pour servir l'adaptation de Jackson : à savoir créer une oeuvre globale qui s'apprécie comme les épisodes d'un seul long-métrage. Cette scène savamment pensée par Jackson est à elle seule le lien subtil entre tous les films et la mise en exergue des caractères de chacun. Cinq minutes de dialogue pour résumer la substance de six films.

Et bien sûr, Gollum rejoué par Andy Serkis qui nous offre dans ce film sans doute le rôle le plus fort et le plus frappant. C'est toujours très étrange de le dire quand on sait que la technique écrase un acteur fait de chair et de sang pour le sublimer/transformer en autre chose… Plus tout à fait irréel ni tout à fait humain, ce personnage porté par la science cinématographique et le talent de l'acteur crève littéralement l'écran et nous fait passer par toutes les émotions. Le propre d'un rôle réussi.

Le cerf. Pardon l'elfe sur le cerf, Thranduil, le papa de Légolas : Lee Pace. Une minute trente secondes trois dixième de présence à l'écran zéro ligne de texte, un seul geste de la main et un frémissement de sourcils. Non, aucun intérêt, mais vous savez mon obsession pour Loki et Tom Hiddleston( ah placé ! 2000 points pour moi ^^), donc globalement pour les tyrans égomaniaques racistes, ou les grands secs efflanqués et un peu posh sur les bords.  Du coup, en une minute trente seconde dix dixième, j'ai eu le temps de réfléchir à ma future robe de mariée quand mon futur époux aura viré toutes les araignées de son bled.

Les lapins géants qui font leur première apparition à l'écran et dont on peut saluer la prestation particulièrement physique et intense d'émotion.
Ouai ben c'est ma review, je fais qu'est-ce que je veux avec.

Bref, on y va ou on y va pas ?

Si mes arguments et les trailers ne vous ont toujours pas convaincus qu'il s'agissait de trois heures de détente dans un monde féérique bien loin de nos existences habituelles, j'ajouterai que si on aime un peu le cinéma, je ne vois pas comment on pourrait passer à côté de ce qui restera un monument du septième pour la raison qu'il n'a pas d'équivalence : et dans l'ambiance et dans l'adaptation de l'œuvre. Passer à côté, c'est un peu comme se foutre la tête dans le four pour ne pas entendre son réveil sonner (non mais demandez-moi pour les arguments à la con, j'en ai des tonnes !).

Et quand vous l'aurez vu et que vous viendrez m'en parler ici ^^, je l'espère, n'oubliez de prendre votre petite carte d'adhérant au syndicat général des lapins géants (SGLP) dont je suis la présidente ^^

Giant Bunnies Power !

Note : un grand merci à :iconladyarnwyn: pour son aide technique et sémantique et littérale sur le Hobbit XD
[EDIT FRENCH] j'en profite pour faire un petit edit concernant le concours de noël pour la sortie du tome 2 de J ^^ Quelques personnes m'ont demandé un petit délai alors je vous propose de repousser le délai de la fin du concours pour le 15 décembre si ça va à tout le monde !! J'ai les exemplaires chez moi, donc je pourrais vous les envoyer pour vos cadeaux de noël personnalisés ^^

Je me permets de vous renvoyer juste un peu plus bas pour le règlement, mais bien sur si vous avez des questions n"hésitez pas !!!

[EDIT ENGLISH]

I take this opportunity to make an edit on Christmas contest for the release of Volume 2 of J ^ ^ Some people have asked me a little time then I suggest you extend the deadline of the end of the contest on December 15 if it's okay for everyone! I have copies of books at my home, so I could send to you your personalized Christmas gifts.

I would refer you just below for the settlement, but of course if you have any questions do not hesitate!
( English version below)

*************************************************************
le concours !!!

Et pour fêter ça, je vais lancer un concours dessin pour gagner un exemplaire du Tome 1 et 2 de J dédicacé avec un dessin...

Cover book J by Syrkell   WIP novel2 by Syrkell

Le thème du concours :

Super facile (ça vous étonne ? XD) un dessin couleur (n'importe quelle technique ^^) d'un des personnages de J. Je vous mets la galerie où j'en ai dessiné quelques uns mais bien sûr, ils n'y sont pas tous et vous êtes absolument libres de faire celui que vous voulez !!

Galerie : syrkell.deviantart.com/gallery…

Les délais :

De aujourd'hui donc au 15 décembre, comme ça, ça fera un cadeau de Noël !

La procédure :

Vous m'envoyez une petite note pour me prévenir que vous avez fait le dessin, comme ça on est sûr que je ne le raterai pas et que je pourrai tous les updater !

J'espère que le concours vous emballera et que je pourrai voir votre vision des personnages !!

Les prix :

pour le premier prix un exemplaire du tome 1 et du tome 2 de J dédicacés avec le dessin d'un personnage.

Pour le deuxième prix : un exemplaire du tome 2 de J dédicacé et avec un dessin d'un personnage.

****************************************************************************

English version :

To celebrate my participation in various book fairs of Paris, I organize a drawing competition ^^

theme :

You have to draw one of my novel's characters and you can use the technique that you want (traditional artwork or digital...) and the artwork must be in color. I put the link to my gallery where you will find some of my characters.

Cover book J by Syrkell   WIP novel2 by Syrkell

My gallery : syrkell.deviantart.com/gallery…

Procedure

Please send to me a note to inform me you did the draw ^^

Prize

For the first place : my two novels with a dedicace and a draw.

For the second place : a copy of Volume 2 of my novel with a dedication and a draw.

Delays

September 11 to December 15

hope you will be inspired !!

Review Taken 2 : sauvez Liam Neeson -_-

Journal Entry: Mon Oct 15, 2012, 1:58 PM
Et hop ! ma nouvelle review, désolée ça va saigner un peu !! ^^

Depuis des années, je suis amoureuse de Liam Neeson (vous allez me dire que je suis amoureuse de beaucoup de choses…ce qui n'est pas faux…ce qui fait de moi un vrai cœur d'artichaut cinématographique). Alors évidemment, je ne pouvais pas manquer Taken 2 : le retour de la contre attaque de Liam qu'il ne faut pas faire chier quand il est en vacances en Turquie.

Je fais partie des nombreuses personnes qui, en 2008, avaient adoré le premier opus tant pas le parti pris très noir que par le rythme original d'un film d'action qui avait su prendre aux tripes sans multiplier à l'infini effets spéciaux et cascades. Simple, effilé, acéré, efficace.

Mais ça, c'était avant.

Après, c'est le drame. Le drame comme quand, après trois mois de diète qui vous a laissé exsangue au point de rêver de passer une nuit torride avec l'effrayant Ronald Macdonald, vous vous octroyez enfin une bonne pizzeria et qu'on vous la sert à peine cuite. Vous êtes sacrément en pétard et vous avez envie de bouffer le cuisinier comme ça, tout de suite, même sans assaisonnement.

Ben Taken 2, c'est la pizza mal cuite.

Alors c'est parti pour la version sans vinaigrette.

Le contexte :

Taken 2 est donc réalisé par Olivier Megaton (l'historique de son surnom est très … heu cocasse pour les plus curieux qui s'ennuieraient) à qui on doit des choses très subtiles comme le transporteur 3 ou Colombiana, donc des choses qui secouent un peu le siège du ciné sans nous coller la migraine avec des dialogues superflus (le dialogue étant, par définition, superflu dans ce genre de film). Le tout est produit par Luc Besson, bref toute cette testostérone cinématographique aurait dû nous assurer un film, si ce n'est intense et original, au moins « couillou » et musclé.

Que nenni. (oui j'avais envie de placer ces mots et cocasse, aussi, dont on ne parle pas assez)

Malgré tout ce pedigree et cette expérience dans le septième art, le film trouve le moyen de nous emmerder aussi bien que les stades de décomposition d'un rat mort et au bout de dix minutes, le spectateur en vient à se poser la question fatidique -celle qui préside aux nanars qui vont nous mettre en colère-, la question qui nous fait disserter trois minutes deux dixième sur l'industrie du cinéma et le sens de l'art en général, à savoir : « mais qu'est-ce que je fou là ? ».

L'histoire :

Si. Au départ, il y en a une. Rappelez-vous, Taken première version (la seule qui comptera dans les mémoires. Prions pour cela mes frères et sœurs), Liam Neeson campe Robert (je sais, je n'ai que deux noms masculins dans mon répertoire, ça fait peu, j'y travaille, je viens d'ajouter Maurice à ma liste), un agent des services secrets dont on ne sait trop s'il est à la retraite, ou pas, mais qui entre deux barbecues avec ses potes, réalisent des missions secrètes dans des pays dont on sait que c'est déjà pourri d'avance, question mafia, parce qu'on nous le rabâche dans tous les films d'action.

Bon là, c'est la Turquie. Moi j'y ai vu de très beaux paysages et de très beaux vestiges mais Liam, lui, il voit plein de mafieux partout. Il est comme ça Liam. Il a entrainé Obi-one Kenobi et Batman, alors quand un type téléphone dans le salon du Sheraton, il sait que c'est un mafieux.

Le problème c'est que déjà, entraîner le chat à jouer avec la souris en peluche de chez animalia qui nous a coûté un rein, ça nous a parut un exercice insurmontable, alors on a forcément un peu de mal à adhérer aux supers réflexes de Liam façon Spider-man de la CIA de cinquante ans, sans se marrer un bon coup.

M'enfin admettons.

Or donc, Robert en pince toujours pour son ex femme (tout le monde en pince pour Famke Janssen, c'est pas un scoop), mariée à un autre depuis Taken 1, mais sur le point de divorcer, comme c'est bien fait le cinéma. Alors Robert, il propose à sa femme et à sa rescapée de fille de venir les rejoindre en Turquie, histoire de passer du temps en famille juste après avoir fini ses petites emplettes d'agent secret pas secret, on ne sait plus trop.

Pendant ce temps à Syracuse, pardon, dans un pays des Balkans (je suis nulle en géographie mais le film est bien fait, il met des sous-titres quand on change de pays), les méchants enterrent tous les mafieux que Robert a tué dans Taken, premier du nom. Donc les méchants, ils sont super en colère d'avoir perdu leur fils/mari/petit fils/cousin par alliance au troisième degré sur la gauche. On a beau être des trafiquants de chair humaine de la pire espèce et des spécialistes de la traite des blanches, on n'en est pas moins une grande famille, avec plein de principes chevaleresques, qui s'aime et qui passe ses dimanches autour d'une dinde rôtie. Alors, les méchants veulent la peau de Robert et à coup de pots de vin finissent par retrouver sa trace. En même temps, Robert ne se cachait pas non plus mais enfin, j'imagine qu'en tant que méchant on doit bien réfléchir à tout faire comme si on était en guerre nucléaire. Question de style. Tony Stark vous l'expliquerait bien mieux que moi.

M'enfin, admettons.

Tout ce beau monde arrive au Sheraton, en Turquie. Les uns pour passer leurs vacances à faire du tourisme, les autres à passer leurs vacances à étriper l'ennemi. Chacun son truc, chacun sa culture. Soyons open, même avec les méchants. Si les vengeurs avaient été open, Loki n'aurait pas eu à leur expliquer cinquante fois la même chose et à leur faire des schémas en gif animé (ah ah ! Je parie que vous ne l'aviez pas vu venir celle-là. 1000 points.)

Sauf que Robert, il a l'œil. Et au milieu des rues d'Istanbul, là où, vous remarqueriez effectivement beaucoup de circulation, lui, il sait que la voiture juste derrière la sienne est chargée de mafieux  Là où vous verriez un gars qui téléphone dans un hall d'hôtel, lui voit un mafieux  En fait, dans le doute, je crois que Robert, il voit des mafieux partout. Au bout d'un moment, forcément ça se vérifie.

Mais Robert ne panique pas. S'il n'a pas paniqué quand il a compris que Bruce Wayne allait se servir de son enseignement pour enfiler un costume en latex avec des oreilles et se faire appeler l'homme chauve souris, c'est qu'il ne paniquera jamais. Donc, tranquille, il dit à sa femme de descendre de la voiture, de remonter la rue, de tourner à droite, puis à gauche, de sauter à cloche pieds trois fois, de tourner sur elle-même, l'index sur le bout du nez puis de continuer tout droit pour trouver l'ambassade américaine. Après, il dégage le chauffeur de la voiture qui ne sert à rien et prend le volant pour faire diversion.

Cependant sa femme, elle est comme moi, elle est blonde et elle n'a aucun sens de l'orientation. Du coup, sur son front, on peut lire «  youhouhou, les méchants, je suis là, tout le monde me voit bien ? Non ? Attendez, je vais crier un coup pour être sûre ».

Blonde quoi.

Au détour d'une ruelle, Robert tombe sur les méchants qui tiennent sa femme et qui le menacent de la tuer s'il ne se rend pas. Mais robert ne panique pas. Robert, il appelle sa fille (oui j'ai oublié de dire que globalement dans ce film, les méchants sont assez cordiaux. Ils laissent toujours un peu de temps à Robert pour faire ce qu'il a à faire). Donc il appelle sa fille et il lui refait le coup de «  Chérie, écoute bien attentivement ce que je vais te dire, ta mère et moi allons être enlevés ». Un jour, avec ses conneries, Robert voudra juste dire à sa fille : « chérie, écoute bien attentivement ce que je vais te dire, tu dois toujours passer l'aspirateur après avoir vidé la litière de Patapon », excepté qu'il n'aura jamais le temps de finir sa phrase parce que sa fille aura déjà appelé toute la légion étrangère, les marines et la CIA dans sa cuisine.

Et Patapon mourra parce qu'il y a toujours des dommages collatéraux.

M'enfin, admettons.

Alors Robert dit à sa fille de fuir puis il raccroche parce que les méchants sont sympas mais y'a des limites à leur patience.

A partir de là, je me suis dit que ça allait être long.

Donc Robert et sa femme sont transportés ailleurs dans l'antre des méchants, sauf que robert il compte les secondes et les reliefs pour savoir où on les emmène. En fait, on les emmène dans le hangar/étable/boui-boui/appartement de freddy Krueger/antre des méchants. En même temps, Robert tu croyais qu'ils t'emmèneraient où ? Au showroom de winie l'ourson ? Bref, on leur promet plein de tortures parce que les méchants, c'est comme ça, ça explique toujours ses plans et ça aime les tortures. Mais pas tout de suite parce qu'il faut attendre que Robert puisse contre attaquer donc on les laisse mariner et on va regarder le foot à la télé.

Laissé seul et à peine surveillé, Robert récupère un micro téléphone planqué dans sa chaussette et contacte sa fille. En fait, écrit comme ça, ça aurait pu être fun. Mais non, en fait. Il lui redit de fuir des fois qu'elle n'ait pas compris le message. Mais elle, elle ne veut pas. Elle veut sauver ses parents. Donc Robert, qui décidément est vraiment très doué avec un téléphone, lui fait un cours accéléré d'agent des services secrets et transforme sa fille en ninja. Hop, comme ça. Quand on pense au nombre d'années qu'il lui a fallu pour entraîner Batman ! De là à dire que Bruce est plus bouché qu'une jeune dinde de 20 ans…

Je vous passe la suite parce qu'à ce stade, on ne frôle plus le ridicule on l'éclate contre le mur.

Pour faire cours, tandis que sa fille saute de toits en toits en traversant ainsi toute la ville tout en balançant des grenades pour localiser son père (toujours au téléphone) avec le bruit des détonations, Liam détache ses liens, sauve sa femme et attend que sa fille lui file un flingue par une cheminée qui donne directement sur la pièce dans laquelle il est enfermé. C'est pour cette raison, qu'elle reste sur les toits. Et oui. Là, je dirais qu'on frôle le génie cinématographique. Après, je pense qu'un requin tueur aurait pu sortir des toilettes pour livrer un bazooka par Chronopost, personne n'aurait cillé dans le cinéma. Et comme les méchants sont le degré 0 de l'efficacité mafieuse et qu'ils sont tous collés devant la télé, Robert n'a aucun mal à sortir de sa geôle et à tuer tout le monde. Il rejoint ensuite sa fille, la transforme en Jason Bourne au volant d'un taxi et défonce les barricades de l'ambassade américaine en pulvérisant l'entrée. Voilà, c'était pas compliqué de la trouver cette ambassade Famke !

Un coup de fil à ses potes anciens agents (on ne sait toujours pas et à ce stade, tout le monde s'en cogne) et hop, Robert sort sans être inquiété de l'ambassade qu'il a à moitié détruite et va botter les fesses des mafieux. Mafieux qui n'ont toujours pas compris où est-ce qu'ils avaient raté le coche. Peut-être est-ce parce qu'ils sont tous là sans savoir vraiment trop pourquoi, tout comme le spectateur.

Donc au bout d'interminables minutes d'un Liam qui n'est hélas plus au meilleur de sa forme physique et qui tente de nous faire croire qu'il y a de l'action et des méchants risibles d'incompétence qui semblent juste attendre de se faire tuer, on en vient à la happy end aux USA où papa, maman et la fille ninja mangent une glace dans le meilleur des mondes.

La réalisation.

Confier la camera à des épileptiques en crise aiguë, c'est certes résolument avant-gardiste mais en fait, vraiment, c'est nul. Ce n'est pas parce que vous secouez la camera comme un prunier vert que l'action va naître. En tant que spectateur, je m'insurge : on n'est pas aussi débile. A un moment, entre deux profondes nausées et trois crises d'épilepsie contagieuses, on se rend bien compte qu'il n'y a aucune action et que le pauvre Liam a le syndrome de Steven Seagal.

Donc stop à la camera convulsive inutile, stop à la prise de vue épileptique pour cacher une lenteur mal dosée d'un film d'action qui semble être fait entre deux match de rugby par un réalisateur qui a l'air de se foutre et du spectateur et de l'œuvre originale pourtant si savamment dosée !

Les acteurs.

Liam, c'est Liam. Alors ce n'est pas sa faute. Ce n'est absolument objectif.

Ma review, je fais qu'est-ce que je veux XD.

Sinon Famke Janssen. Famke fait partie de ces déesses femmes qui ne vieillissent pas, elles survolent simplement le temps comme une merveilleuse ballerine sur une piste de danse. Elles glissent et nous, on veut juste les regarder glisser.

Et, là, elle joue une blonde. Brune en réalité, mais blonde au-dedans du tréfonds d'elle. C'est le seul rôle crédible du film. Entre une fille qui se réveille en ninja alors que deux heures auparavant, elle savait à peine conduire, un liam qui nous fait croire qu'il peut encore bouger comme jet li tout en ayant développé les sens de Spider-man  et un méchant qui se demande tout le long du film où se trouvent les toilettes parce qu'il faut vraiment qu'il se tire du film, Famke interprète le seul personnage auquel on peut s'identifier dans cette histoire trop simpliste pour être véritablement rocambolesque. Famke, elle est larguée, Famke, elle pige rien de ce qui se passe, Famke elle est inconsciente les ¾ du film. Comme on le serait toutes.

Rien que pour ça, je donne un mega bon point à Famke.

La B.O :

Le budget étant allé dans les cameras super résistantes aux crises d'épilepsie, ils n'ont pas pu faire de BO digne de ce nom. Alors vous prenez des morceaux de Drive (ça tombe bien on les a entendu partout, il y a tellement pas longtemps) et d'autres passées au moins un milliard de fois à la TV pour des pub et tadaaaaa, vous avez une BO…

Ou pas.

Conseil de blonde : on y va ou pas.

Oh ben carrément, on y va. Au passage, on en profite pour finir d'écrire notre essai de 3825 pages sur l'organisation sociétale des huîtres tueuses venues de l'espace et la complexité de leur système reproducteur comme ça, au moins, la sortie au ciné ne sera pas complètement inutile.

Bestseller sur Amazon.ca !! ^^

Journal Entry: Thu Oct 11, 2012, 4:46 AM
Oyez Oyez !

Mon éditeur vient de m'apprendre que j'étais classée Best seller sur Amazon.ca dans la partie fantasy juste à côté de J.K Rowling ! Bon c'est certainement à un instant T (je ne sais jamais comment ça marche lol) mais je ne vous cache pas que j'ai fais des bonds dans mon salon et que j'ai fait la danse de la victoire (c'est la même que celle pour la pluie en un peu plus "danse" du coup, ça marche pour les victoires mais ça plombe la météo pour 15 jours ....désolée ....).

dedicaces.info/2012/10/10/best…

Et donc, tout ça pour dire que derrière ce succès c'est votre travail que je voulais remercier parce qu'un auteur n'a aucune chance de survivre s'il n'est pas porté par ses lecteurs et par des lecteurs si impliqués qu'ils prennent un peu de leur temps pour parler du livre autour d'eux. C'est vous qui nous faites, c'est pour vous qu'on transpire derrière notre écran parce que sans vous, le monde sans concession de l'édition qui ne raisonne que par les chiffres et les avis des consommateurs, ne laisserait aucune chance aux écrivains. Et je suis particulièrement fière parce que je suis un auteur qui fait de la fantasy et que comme un journaliste l'a très justement noté, il y a 15 jours, concernant la rentrée littéraire en France, 95% de ce qui sort est un récit de vie...Autant vous dire qu'il reste très peu de place aux auteurs de medieval fantasy, d'heroic fantasy, de SF ou de fantasy tout court. Alors ça me gonfle d'orgueil, celui des minorités, de savoir que grâce à vous j'apparais en bestseller dans un genre dont beaucoup se fiche. Derrière votre soutien, c'est aussi pour moi la victoire des genres littéraires alternatifs et sans eux, le parc littéraire serait tellement plus pauvre et triste.

Bref, je vais vous la faire guimauve dégoulinante (en même temps, vous avez l'habitude, je suis une grosse guimauve) mais je vous remercie encore encore encore et encore. J'ai la chance incroyable d'avoir des contacts avec mes lecteurs et chaque fois, c'est pour moi une feuille de route pour continuer de progresser. Sans compter les aides inestimables de certains d'entre vous qui jouent les lecteurs bêta façon oeil de lynx et sans qui j'aurai bien du mal à prendre du recul sur ce que j'écris. Je vais donc de ce pas redoubler d'effort pour vous offrir une nouvelle saga qui j'espère vous plaira encore plus ! C'est important d''écrire avec ses tripes et son coeur, parce que l'acte d'écrire est un acte de partage.

Et sur ce, je m'en vais d'abord dormir car l'organisation du salon européen de la poupée BJD le Ldoll qui s'est déroulé les 6 et 7 octobre a été une pure folie et m'a laissée sur les rotules ! je remercie  au passage tout ce que j'ai croisé et tous les artistes incroyables que j'ai croisé. D'ailleurs j'en profite pour dire à tout ceux qui sont un peu curieux de ses poupées sans toutefois être fan, qu'ils peuvent venir sans pb, vous serez émerveillées par les oeuvres exposées même si les dolls, c'est pas vraiment votre truc ! Donc Rdv l'année prochaine avec plus de vitamines C lol

Gloire à la SF et à la fantasy !

et LLAP !! comme dirait mon maître à penser XD (celui ou celle qui trouve sans regarder sous wiki aura droit à un cookie ! ^^)

Cycy

PS : à présent que je suis plus libre, je vais pouvoir reposter un peu des dessins et surtout mes review de ciné...prochain : " taken 2" ou " faut pas faire chier Liam Neeson je rapelle qu'il en entraîné Oby-One kenobi"

contest J 2 (edit) ^^

Journal Entry: Tue Sep 11, 2012, 1:35 PM
[EDIT FRENCH] j'en profite pour faire un petit edit concernant le concours de noël pour la sortie du tome 2 de J ^^ Quelques personnes m'ont demandé un petit délai alors je vous propose de repousser le délai de la fin du concours pour le 15 décembre si ça va à tout le monde !! J'ai les exemplaires chez moi, donc je pourrais vous les envoyer pour vos cadeaux de noël personnalisés ^^

Je me permets de vous renvoyer juste un peu plus bas pour le règlement, mais bien sur si vous avez des questions n"hésitez pas !!!

[EDIT ENGLISH]

I take this opportunity to make an edit on Christmas contest for the release of Volume 2 of J ^ ^ Some people have asked me a little time then I suggest you extend the deadline of the end of the contest on December 15 if it's okay for everyone! I have copies of books at my home, so I could send to you your personalized Christmas gifts.

I would refer you just below for the settlement, but of course if you have any questions do not hesitate!
( English version below)

*************************************************************
le concours !!!

Et pour fêter ça, je vais lancer un concours dessin pour gagner un exemplaire du Tome 1 et 2 de J dédicacé avec un dessin...

Cover book J by Syrkell   WIP novel2 by Syrkell

Le thème du concours :

Super facile (ça vous étonne ? XD) un dessin couleur (n'importe quelle technique ^^) d'un des personnages de J. Je vous mets la galerie où j'en ai dessiné quelques uns mais bien sûr, ils n'y sont pas tous et vous êtes absolument libres de faire celui que vous voulez !!

Galerie : syrkell.deviantart.com/gallery…

Les délais :

De aujourd'hui donc au 15 décembre, comme ça, ça fera un cadeau de Noël !

La procédure :

Vous m'envoyez une petite note pour me prévenir que vous avez fait le dessin, comme ça on est sûr que je ne le raterai pas et que je pourrai tous les updater !

J'espère que le concours vous emballera et que je pourrai voir votre vision des personnages !!

Les prix :

pour le premier prix un exemplaire du tome 1 et du tome 2 de J dédicacés avec le dessin d'un personnage.

Pour le deuxième prix : un exemplaire du tome 2 de J dédicacé et avec un dessin d'un personnage.

****************************************************************************

English version :

To celebrate my participation in various book fairs of Paris, I organize a drawing competition ^^

theme :

You have to draw one of my novel's characters and you can use the technique that you want (traditional artwork or digital...) and the artwork must be in color. I put the link to my gallery where you will find some of my characters.

Cover book J by Syrkell   WIP novel2 by Syrkell

My gallery : syrkell.deviantart.com/gallery…

Procedure

Please send to me a note to inform me you did the draw ^^

Prize

For the first place : my two novels with a dedicace and a draw.

For the second place : a copy of Volume 2 of my novel with a dedication and a draw.

Delays

September 11 to December 15

hope you will be inspired !!

TAG

Journal Entry: Mon Aug 13, 2012, 3:39 PM
J'ai été taggée par :iconsixt-chan:


1. Quel est ton style de musique préférée?
Essentiellement des bandes originales de film et sinon à peu près tout d'Adèle, en passant par Rihanna, Jlo, Lana del rey, Moby, Muse, Usher, David Guetta...Bref, il n'y a aucune cohérence dans mes goûts musicaux ^^

2. Ton personnage favori d'Avenger ? Pourquoi ?
Ah ! Je vais faire comme si on parlait du film et pas de l'équipe de super héros hein ...Et donc je choisis Loki (cooooooomment que ça vous étonne ça, je suis sûre !), je voue mon imaginaire à ce Dieu nordique depuis mes 13 ans ...Alors ok c'est du marvel, ok l'acteur en vrai est roux à bouclettes mais c'est Loki quand même ...

3. Raconte ta dernière grosse bêtise !
Hmmm... Alors que je faisais un cour particulièrement difficile (et sérieux) sur les finances publiques, j'ai entendu un portable vibrer vraiment fort dans l'amphi et le propriétaire ne réagissait pas, ce qui m'a fortement contrariée. Et là j'ai lancé aux étudiants : " S'il vous plait, vous pourriez arrêter le vibro ?"....voilà....Et maintenant, je vais devoir tous vous tuer !

4. Quel est ton livre préféré ?
Raison et sentiments de Jane Austen.

5. Un personnage que tu aurais aimé inventer ?
Cyrano de Bergerac

6. La bestiole qui te fait le plus peur ?
L'araignée et le zombie. De là à ce que l'araignée soit zombifiée...

7. Dans Game of Thrones, quel personnage serais-tu?
J'aimerai pouvoir me trouver une excuse mais je serai Cersei XD

8. Quel type de jeu vidéo serais-tu?
Tomb raider (mais je sais pas trop pourquoi je dis ça XD)

9. Dans quel style ton DeviantArt s'inscrit-il ?
Heu... bidouillage et gribouillage ?

10. Plutôt Douche ou bain ?
Bain avec plein de trucs dedans !

11. Quelle est la chose que tu vas faire avant la fin du monde ?
Expliquer le concept du french kiss à Tom Hidd...pardon heu un truc plus brillant... Réussir à devenir un auteur crédible dans le milieu de la fantaisie en France (oui j'ai le droit de rêver, les mots crédible et fantaisie dans le milieu éditorial français sont déjà pas compatibles de base...) et démontrer que les chats sont d'origine démoniaque...

Voilà merci de m'avoir taggée ^^

Sortie du Tome 2 de J ^_______^!!!!

Journal Entry: Fri Jul 27, 2012, 11:43 AM
Eeeeet c'est avec beaucoup d'excitation (celle qu'on ressent quand les protections du manège se referment sur vous et que vous réalisez qu'en réalité, ce manège est une centrifugeuse géante créée par un disciple de Mengele et que malheureusement, vu le bruit environnant personne ne remarquera vos cris de terreur alors même que vous avez la trouille rien qu'en montant sur une chaise...tout le monde y est ?) que je vous annonce la sortie officielle du Tome 2 de J : Sans ailes, un ange vole moins bien.

                                                                       Cover book J by Syrkell

Vous pouvez le commander ici sur le site de l'éditeur  : dedicaces.biz/

Vous pouvez le trouver directement sur Lulu.com aussi : www.lulu.com/shop/search.ep?ty…

Et la version kindle sur amazon.com bientôt ^^


Je ne sais pas vraiment comment vous expliquer à quel point j'attendais cette sortie ...En fait, 5 ans se sont écoulés depuis l'écriture du tome 1 qui, au départ, n'aurait jamais dû sortir si je n'avais pas été poussée par des amies... Alors, autant vous dire que j'ai une trouille bleue de l'accueil que vous allez faire à ce tome 2 !

Je ne parle pas pour les autres auteurs car je pense que l'écriture est un art très personnel et propre à chacun mais dans mon cas, l'écriture est synonyme de partage...J'écris pour faire partager mes émotions, ce que je suis, ce que j'aime, ce qui me touche, ce qui me blesse...j'écris pour crier, pour chanter, pour murmurer ...j'écris parce que je pense que l'art crée une communauté autour de ceux qui l'aiment, le suivent, le pratiquent...on crée des affinités selon les styles, les univers et on partage des dessins, des personnages, des histoires ..tout ça nous emmène ailleurs, et nous fait traverser la vie en la survolant ...et tous autant que nous sommes, nous avons parfois besoin de survoler nos vies quand elles sont trop lourdes, trop fatigantes ou trop usantes... Dans mon cas, ça m'aide, alors si ça m'aide, j'aimerai que ma plume aide aussi les autres à décrocher d'un certains nombres de tracas...Ca me plairait assez d'être ce genre d'auteur ludique qui accompagne le lecteur dans le bus ou dans le métro le matin et le soir ^^

Je ne parlerai pas ici de la difficulté qu'il y a à diffuser ce que nous savons faire de mieux, deviant regorge de talents mal diffusés et injustement méconnus, aussi, je m'en remets à l'enthousiasme et au soutien dont vous avez toujours fait preuve à mon égard et qui est un moteur extraordinaire pour moi quand je suis frappée par la page blanche. Bref, j'espère que vous continuerez à adhérer à ce que j"écris, j'espère que vous passerez un bon moment, j'espère que vous en parlerez autour de vous, et surtout, j'espère que vous viendrez réagir et me dire ce que vous en pensez !!

Merci encore à tous pour votre soutien, mes lecteurs sont mes muses !

Le pouvoir aux gros volatiles !!!

Novel :J volume 2 : some interview ^^

Journal Entry: Tue Jul 10, 2012, 12:56 PM
(And the English version is the text below^^ yes i did it !  Before reading, i have to say this is not my mother language... Sorry for the mistakes)

Ayant eu des petites nouvelles de mon éditeur, concernant la sortie imminente du Tome 2 de J, je me suis dit qu'il était temps que je donne la parole aux principaux personnages de cette série en leur posant quelques questions. Donc ils vont tous répondre (certains mieux que d'autres, mais je fais du mauvais esprit …) par binôme pour aller plus vite…j'espère que vous apprécierez les binômes que j'ai choisi (après si vous avez des suggestions ou des envies je promets de vous les faire !!) !

Encore une fois, lâchez-vous, délirez, vous savez que votre ressenti est mon moteur littéraire et que je n'écris que pour essayer de faire un peu de bien à mon tout petit niveau  et de rendre l'expérience un peu festive !


Aujourd'hui c'est donc le grand Déchu des Colères et des Révoltes Asmodée ainsi que L'Archange Recteur des Vertus Mikhaël qui vont se prêter au jeu des questions/réponses ^^

                                                               Mikhael by Syrkell  Red smoke by Syrkell

Bonjour à vous deux. Merci  beaucoup d'avoir accepté de répondre à nos questions et surtout d'accepter de le faire  cote à cote.

Asmodée : je suis sous tranquillisants, ça aide.
Mikhaël *soupire*

En premier lieu, la question qui me brûle les lèvres est la suivante : dans ce deuxième volet de J est-ce que vos deux personnages vont beaucoup évoluer ?

Asmodée : Dans quel sens ?
Mikhaël : dans le sens de la question.
Asmodée : Fais pas le malin, tu ne l'as pas comprise non plus, la question.

Je veux dire, est-ce que cette nouvelle aventure vous a changé ? Toi, Mikhaël , par exemple, tu es bien plus présent dans ce deuxième volet, est-ce que ça a eu un impact sur toi ?

Asmodée : *ricane*
Mikhaël : Etant donné que les choses se sont sensiblement compliquées dans notre monde, il est évident que ça a eu un impact sur nos vies.
Asmodée : Ouai, par contre, il la capacité de réaction d'une étoile de mer.
Mikhaël : je n'ai pas encore bien saisi pourquoi nous étions obligés de répondre aux questions ensemble.

Ca va plus vite, j'en ai 9 autres à interviewer.

Asmodée : attends, ça aurait pu être pire, tu aurais pu être avec Abigor.
Mikhael : ça me fait rêver.
Asmodée ; raconte à la dame comme tu t'es rapproché d'Abigor. Vous êtes potes parait maintenant.
Mikhaël : je ne comprends pas un traitre mot de ce que tu racontes.

Alors justement, il parait que dans ce second opus, de nouvelles alliances, parfois vraiment improbables, se sont produites.
Asmodée : A cause désespérée…
Mikhaêl : Action désespérée.

Vous réalisez que vous êtes d'accords tous les deux.

Asmodée * fait la moue*
Mikhaël *ne répond rien*

Une question pour toi maintenant Asmodée :

Asmodée : normal, j'ai un rôle plus important.
Mikhaël : Suis-je obligé de rester ?

Alors, qu'en est-il de ta relation avec Juliette ?

Asmodée : je ne comprends pas la question.
Mikhaêl : la dame te demande où en est ta relation avec Juliette. Tu veux que j'écrive la question ?
Asmodée : l'humour ne te va pas.
Mikhaël : je ne suis pas de ton avis.

Alors ? Ma réponse ?

Asmodée : ben, je ne sais pas ce que tu veux que je te dise. Par la force des choses, on a dû faire équipe…Et comme ce n'est pas la première fois et qu'elle est incapable de faire deux pas sans se prendre les pieds dans n'importe quel tapis, je la dépanne.
Mikhael : il ment.
Asmodée : tu me casses les c…

Non mais arrête de tourner autour du pot, a la fin de la première histoire, on a tous compris qu'il se passait quelque chose entre vous. On ne sait pas trop quoi, mais il se passait quelque chose. Tu ne vas pas nous faire croire que ça n'a pas avancé dans le tome 2 ?

Mikhaël ; si il va essayer. Sa mauvaise foi n'a pas de limite.
Asmodée : ça te fait marrer tout ça n'est-ce pas ?
Mikhael : à peine.

Asmodée : bon écoutez… Moi je veux bien que ça vous éclate de voir des couples de partout à la …c'est quoi cette connerie sur les vampires qui brillent ?</b>
Mihael : les vampires ne brillent pas.
Asmodée : oui et c'est pour ça que je dis que c'est une connerie…bon bref,  toutes les histoires ne sont pas des histoires à l'eau de rose pour midinettes. Je suis pas un prince charmant et Juliette a autant de la douce princesse de conte que moi de la nonne… C'est clair ?
Mikhael ; il ment.
Asmodée ; On passe à la question suivante ou je me casse.

Ok, ok,  alors question suivante donc : est-ce qu'on en apprend un peu plus sur votre relation à vous deux et votre passé ?

Mikhaël et Asmodée : quelle relation ?

Non mais pas de panique, je veux parler de vos rapports…Avant la Scission tout ça … Mais vous pensez à quoi ?

Asmodée : Faut que j'arrête d'écouter Mylène sérieux, ça me bouffe le cerveau.
Mikhaël : c'est un de  ses super pouvoirs.
Asmodée : celle-là, tu aurais mieux fait de l'oublier dans le recrutement.
Mikhaël ; je ne l'ai pas recruté.

Vous savez que vous ne me facilitez pas la tâche ? …Vraiment…Je rappelle que vous êtes censés donner envie aux gens d'acheter le livre pour suivre vos aventures. Sinon, plus d'histoire, plus d'aventure !

Asmodée : Mikhaël a une scène d'amour très chaude et jamais vous ne devinerez avec qui. C'est un vrai vicelard planqué sous sa couche de glace, les filles.
Mikhaël : Il ment.
Asmodée : C'est toi qui le dit. On m'a raconté.
Mikhaël : Asmodée aura une brillante idée durant l'aventure.
Asmodée : heu mais en quoi c'est un argument qui va faire vendre ça ?
Mikhaël : certaines personnes voudront vraiment voir ça, crois-moi.
Asmodée : c'est du sarcasme ?
Mikhaël : Voilà, maintenant au moins tout le monde sait à quel point mon rôle aura été difficile.

D'accord, alors sinon comment vont Carrie et Mylène ?

Mikhaël : aussi bien qu'elles peuvent compte tenu des circonstances.
Asmodée : elle est pourrie ta réponse.

Bon mais alors vous pouvez nous assurer que tout le monde va bien ?

Asmodée : ah non on n'assure rien du tout nous.
Mikhaël * grave* : non.

Quelle est la personne qui vous a le plus surpris ou impressionné durant cette aventure ?

Mikhaël : Carrie.
Asmodée : hmmm…
Mikhaël : je peux répondre à sa place, on gagnera du temps : Juliette.

Bon dernière question, est-ce que vous avez un petit scoop à nous apprendre pour nous donner envie ?

Asmodée : la scène d'amour de Mikhaël implique des accessoires et des personnes des deux sexes…Mais je n'ai rien dit.
Mikhael *soupire* : Asmodée meurt à la fin.

Ok….bon heu merci… je peux vous laisser tous les deux, ça va aller ?


***************************************************************************************************

As I had some news from my publisher about the imminent publication of my novel called J (Volume 2), I thought that I had to call the main characters of this series and ask them some questions. So they will all answer (some better than others, ...) in pairs.. I hope you will enjoy the pairs that I chose (if you have suggestions about questions or pairs, I promise to realize them !)

Today it is the great Fallen Archangel of the Rage and the Revolt : Asmodeus and the Archangel, Rector of Virtues  : Mikhael, that going to answer to my questions

                                                      Mikhael by Syrkell  Red smoke by Syrkell

Hello to you both. Thank you very much for agreeing to answer our questions and especially to accept to do side by side.

Asmodeus : I swallowed tranquilizers. It helps.
Mikhaël : *sighs*

First, the question that burns my lips is: in this second part of J, will your two characters change much?

Asmodeus : In what sense ?
Mikhaël : in sens of the question.
Asmodeus : Very funny. You do not understand the question either.

I mean, does this new adventure has changed you? You, Michael, for example, you are much more present in this second part, is what it has had an impact on you?

Asmodeus : *sneers*
Mikhaël: Things have been significantly complicated in our world, it is obvious that it had an impact on our lives.
Asmodeus : Yeah. But his reaction time is as fast as a starfish.
Mikhaël : I do not quite understand why we have to answer to your questions together.

it is faster, I have nine other interviewees.

Asmodeus: wait, it could have been worse, you could have been with Abigor.
Mikhaël : It makes me dream.
Asmodeus: tells to the lady how you became closer to Abigor. You're buddies now, aren't you ?
Mikhael: I do not understand a word of what you say.

So precisely, it seems that in this sequel, new alliances, sometimes really improbable, have happened.

Asmodeus: A lost cause ...
Mikhael: Action desperate.

You realize you are both agreements.

Asmodeus *sighs*
Mikhaël * sighs*

A question for you now Asmodeus:

Asmodeus: normal, I have a bigger role.
Mikhael: Do I have to stay?

So what about your relationship with Juliet?

Asmodeus: I do not understand the question.
Mikhael: the lady asks you : "what about your relationship with Juliet ?". You want me to write the question?
Asmodeus: Do not use humor, you're not good at it.
Mikhael: I am not of your opinion.

So what? My answer?

Asmodeus: Well, I do not know what you want me to say. By necessity, we had to team up ... And as this is not the first time and that she is unable to take two steps without tripping, I help
Mikhael: he lies ..
Asmodeus : you're breaking my b…

Let's stop beating around the bush, at the end of the first story, we all realized that something was happening between you. We do not know quite what, but something happened. You're not going to make us believe that nothing happened in Volume 2?

Mikhael : Yes he is going to make you beleive. His bad faith has no limits.
Asmodeus: All this story  makes you laugh, doesn't it?
Mikhael: barely.
Asmodeus: listen...it does not mind that you want to see couples everywhere like ... what is this bullshit about vampires that sparkle?
Mikhaël : Vampires do not sparkle.
Asmodeus: yes and that's why I say it's bullshit ... well in short, all the stories are not stories rose water for jaywalkers. I am not a prince charming and Juliet is as a much a sweet princess as I am a nun ... Is that clear?
Mikhaël : He lies.
Asmodeus : let's go to the next question or I break.

Ok, ok, So then next question: do we learn a little about your relationship and your past?

Mikhaël and Asmodeus : Which relationship ?

do not panic, I mean your ….reports ...?  Before Demerger ….all that ... But what do you think about ?

Asmodeus:  I should stop listening Mylène seriously, it destroys my brain..
Mikhaël : It's one of her super powers.
Asmodeus: this one, you should have done better not to recruit.
Mikhael: I have not recruited her.

You know you do not make it easy to me? Really ... I remember ... you are supposed to make that people want to buy the book to track your adventures. Otherwise, no history, no adventure!

Asmodeus: Mikhael has a very hot love scene and you will never guess with whom. It's a real pervert stashed under ice, girls.
Mikhaël : he lies.
Asmodeus : That's what you say. I was told.
Mikhael: During the adventure, Asmodeus has a brilliant idea.
Asmodeus: why this is an argument that is going to sell the novel ?
Mikhaël: some people will really want to read it, believe me.
Asmodeus: this is sarcasm?
Mikhael: Well, at least now everyone knows how my role has been difficult.

Okay, so how are Carrie and Mylène ?

Mikhael: they go as well as they can, given the circumstances.
Asmodeus: it sucks!

Can you ensure that everyone is well?

Asmodeus : oh no, we can't.
Mikhaël : ….

What is the person you most surprised or impressed during this adventure?

Mikhaël : Carrie.
Asmodée : hmmm…
Mikhael: I can answer for him, it will save time: Juliette.

last question, do you have a small revelation for us, to make us want?

Asmodeus: The love scene of Mikhael involves several  accessories and the both sexes ... But I said nothing.
Mikhael * sighs * At the end, Asmodeus dies.

Ok thank you ... uh .... well I can leave you guys, it will go?

Review : The Amazing Spider-man: Amazing ?

Journal Entry: Sun Jul 8, 2012, 11:45 AM
(And the English version is the text below^^ yes i did it !  Before reading, i have to say this is not my mother language... Sorry for the mistakes)

The Amazing Spider-man : le cinéma grand public doit-il être un cinéma poubelle qui nous prend pour des abrutis ?

En y allant, je savais que je prenais des risques. D'accord, en tant qu'arachnophobe convaincu, voir un film dont le pitch est l'histoire d'un super héros dont le pouvoir est de se prendre génétiquement pour une de ces bestioles à huit pates, et surtout apprécier le film, c'est un peu comme mettre sciemment la tête dans la gueule d'un Alien en disant « Vas-y Pupuce, c'est pareille qu'avec une sucette».

N'empêche que si j'ai pu me taper The Deep Blue Sea sans faire une rupture d'anévrisme  et en faire une critique objective qui m'a amenée à la cuisante conclusion que Tom Hiddleston est surement aussi hétéro que je suis ingénieur en biologie moléculaire, je peux tout voir.

Et j'ai vu. Et depuis hier, je ne décolère pas. Pourtant, je ne suis pas une de ces critiques vaches qui font du cynisme leur fonds de commerce littéraire. Je suis même plutôt dans le camp des bisounours. N'empêche que là, je ne décolère pas.

Le contexte.

Je ne sais même pas par quel bout le prendre, le contexte, à part ouvrir la fenêtre, prendre de l'élan et le balancer très loin en essayant de viser le caniche épileptique du voisin (tant qu'à faire, le film aurait une certaine utilité).

Parce que la foule est stupide et que les producteurs se sont embourbés dans de sombres histoires de droits d'exploitation et de franchises qui les obligent à produire des films, même quand ils n'ont plus d'idée pour le faire, nous revoilà repartis avec un nouveau Spider man version 2012 alors que le dernier opus de la première trilogie, commencée en 2002, s'est achevée en 2007.

Les producteurs, dont l'essence est de produire peu importe quoi finalement, ont confié à un réalisateur, dont le but est de réaliser peu importe quoi aussi, le remake de l'histoire de Peter Parker que tout le monde a oublié, tu penses, ça date de 2007, houlà là là  qu'est-ce que c'est loin tout ça !

L'histoire

Attention : révélations (enfin façon de parler, c'es le même film qu'en 2002 alors vous parlez d'un spoil).

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous préviens immédiatement, contrairement Nolan qui a au moins fait semblant de nous proposer une version alternative de Batman, le choix de Marc Webb (c'est le pilote du navire qui coule, il aurait dû se tirer avec la première barque) a été de nous refaire exactement le même film qu'il y a dix ans en le dépoussiérant à peine et en collant de la 3D. Ben oui, on a toujours pas la nouvelle génération de scénaristes, suite à l'épidémie de peste, alors on fait des films comme on peut, c'est-à-dire qu'on n'en fait pas, en se disant que la foule est bête et que personne ne remarquera qu'il n'y a pas d'histoire et pas de film. Il y a plein de couleurs, ça devrait suffire.

C'est vrai, c'est pareil que les jouets pour bébés, si c'est bruyant et que ça bouge, ça fait l'affaire.

Alors nous voilà avec la première partie du film (soit 1h environ) qui reprend, quasi scène par scène, la première version de Spiderman. En moins bien. En plus simpliste, parce qu'en dix ans, les producteurs et réalisateurs se sont dit que la société de consommation avait sapé un peu plus encore l'intelligence moyenne de la foule et qu'on pouvait vraiment lui faire bouffer n'importe quoi à l'écran.

Et c'est donc parti pour le formidable voyage en terre arachnide.

Je rappelle le handicap de départ de l'histoire de Spiderman : il faut réussir à faire croiser le chemin d'un ado sans histoire et d'une araignée mutante, à provoqué un coup de foudre entre les deux et que le fruit de leur roulage de pelle produise une mutation génétique chez l'ado, mais une mutation glamour parce qu'elle n'a pas pour conséquence de lui faire pousser des pattes poilues ou plein d'yeux.

Z'allez voir c'est du lourd.

Tadaaaaa (moi aussi, j'ai décidé de mettre des effets bon marché) au début, le petit Parker est abandonné par ses parents qui sont des scientifiques qui bossent sur un truc hyper trop top secret de la mort. Il est refilé à de la famille qui prend surtout bien soin de ne poser aucune question (ah ben des fois qu'on ait enfin une réponse, faut pas déconner). Après quoi, le petit Parker devient un ado un peu timoré sans caractéristiques particulières affichées, si ce n'est qu'il sait hyper bien se servir d'un ordinateur et qu'il a un grand sens de la morale, contrairement à ses potes de lycée qui ont tous été formés à l'institut Mengele tellement ils sont mauvaiiiiiis (je ne sais pas avec quoi  les américains nourrissent leurs ados mais leurs lycées, ça fait pas rire). Un soir que le petit Parker écope une inondation dans son sous-sol, il tombe sur la vieille mallette de feu son papa et en deux quatre deux, il trouve dans la pochette interne cachée un gros dossier avec plein de formules scientifiques et de cigles que le petit Parker comprend parce qu'on a oublié de nous dire qu'il était super intelligent, en fait.

Ca le travaille. Nous aussi parce qu'on sent que deux heures et des patates, ça va être long.

Le petit Parker a vu aussi une photo (il y a toujours une photo parce que, sinon, les héros, ils pigent jamais rien au scénar) de son père avec un pote de boulot : le docteur Curt Connors qui est un super scientifique, bossant dans une énorme entreprise spécialisée dans la recherche génétique : la Oscorp. Et ooooh comment ça tombe trop bien, la dinde/jeune fille/héroïne qui  a tapé dans l'œil  du petit Parker à son lycée (on en a toujours une dans les comics, c'est bien le problème) est une fille tellement brillante (mais elle n'a sauté aucune classe, bien sûr) qu'elle a été recrutée comme  guide au sein de la Oscorp (oui la société fait des visites, comme les musées, même pas peur des fuites ou de l'espionnage industriel, puis la recherche génétique, c'est un sujet hyper accessible pour le plus grand public et les lycéens).

A partir de là, je me suis dit «  Ca pue cette histoire ».

Bref, alors le petit Parker va s'infiltrer dans une des visites guidées faite par la dinde/copine/héroïne pour rencontrer l'ancien pote de son père : le docteur Connors. Ce dernier explique aux élèves (qui en ont pas du tout rien à cirer) que la société Oscorp fait des recherches ultra secrètes sur des lézards mutants pour régénérer le corps humain. Ca tombe bien parce que le docteur Connors, il a plus son bras droit alors on comprend que la régénération cellulaire, ça lui cause vachement. Aaaah ben non ça y est, vous avez déjà la fin du film.

re Bref passons, le petit Parker, lui, il en a rien à foutre de la présentation des innovations d'Oscorp, il veut découvrir des trucs dans l'entreprise. A ce stade, personne ne sait ce qui le pousse à fouiner dans les étages d'Oscorp mais, enfin, il fouine. Et là, comment que c'est trop bien fait le cinéma poubelle, quand même, les petits cigles sur les formules du dossier de son père s'affichent en grand sur une porte dont l'entrée est hyper sécurisée par un super digicode high-tech. Bon, pour vous situer la scène suivante, vous voyez le sketch des inconnus sur star trek ? Oui ? C'est pareil, sauf que c'est moins drôle.

Je traduis en langage profane : « Oooooooh là là là, tu as vu la porte avec un digicode hyper méga complexe ? Il s'y passe forcément quelque chose parce que sur la porte y'a marqué « hyper confidentiel » et y'a un gros cigle identique à celui qui se trouve sur la pochette appartenant à ton père ».

Ou, encore, en langage : « ce film commence à me les casser sévère » ça donne :  « mais tu vas l'ouvrir cette pu*** de porte, qu'on passe au plan suivant ??? ». Donc le petit Parker, planqué derrière son pauvre mur, genre ni vu ni connu dans un étage ultra sécurisé, a réussi à voir le code secret du digicode (il n'a pas encore ses supers pouvoirs mais, à ce stade, on est plus à ce genre de détails près). Il entre dans la pièce hyper confidentielle. Et là y'a des métiers à tisser avec plein d'araignées fluorescentes dedans. Jusque-là, on ne nous a parlé que des travaux sur les lézards mais, ici, on a des araignées parce que je rappelle que le titre du film, c'est Spiderman et pas Lézardman…

Non mais si vous ne faites aucun effort pour suivre aussi, on ne va pas s'en sortir.

Et donc comme il faut qu'il fasse l'amour avec l'araignée pour qu'on avance (on est bien à 1h10 de film) on n'a pas le temps de faire des préliminaires, donc le petit Parker se prend les pieds dans un tapis (à ce stade, tout le monde se fou de savoir comment) bref, les araignées dégringolent sur lui, y'en a une qui se planque dans son T-shirt et qui le pique un peu après.  Hop voilà, enfin, on avance.

Parce que l'effet est toujours instantané, en cas de mutation, le soir même il ressent les premiers symptômes. Et c'est trop bien fait la mutation génétique parce qu'elle donne que des pouvoirs trop méga classes. Pour en juger, le petit Parker se fait agresser dans le métro parce que les métros de New York ne sont vraiment pas sûrs et il réalise qu'il est super puissant. De retour au lycée, il met sa raclée au sportif tortionnaire et impressionne vachement la dinde/copine/héroïne qui, étrangement, a complètement oublié qu'elle était super intelligente et se contente de le regarder avec des yeux énamourés super timides, en nous faisant croire qu'elle a vraiment 17 ans alors que je rappelle qu'elle était chargée, y'a dix minutes de film, de présenter les travaux d'une entreprise hyper méga pointue en matière de recherche scientifique.

Ah les hormones, c'est mal.

Tout accaparé par ses nouveaux dons, le petit Parker s'éloigne de son oncle et de sa tante (il rentre tard et oublie d'aller la chercher, ah ben c'est un vrai délinquant). Bref, la petite famille s'engueule, le petit Parker se casse un soir, l'oncle panique (c'est un gros délinquant, je rappelle) il le suit dans la rue pour le raisonner et parce que les rues de new York ne sont toujours pas sûres, l'oncle prend une balle perdue d'un voleur de superette que le petit Parker a croisé plus tôt dans la soirée et qu'il a laissé filer.

Bon jusque là, je dormais, c'est exactement le même déroulé que le Spiderman de 2002 en moins crédible et plus caricatural. Mais bon là je me dis, ah y est, il va se passer quelque chose de nouveau, enfin !

Le petit Parker décide donc de devenir un super héros masqué, donc il coud un costume pour retrouver le voyou qui a tué son oncle. Et on se rappelle qu'il est méga brillant alors il pirate les données de la Oscorp qui, à partir de  toile d'araignée,  a développé des câbles hyper méga résistants pour les amortisseurs des avions et dont le petit Parker a piqué quelques capsules lors de sa visite à la Oscorp (oui, il ne savait pas ce que c'était à l'époque mais il a anticipé…ah non mais quand on est un géni, rien ne se discute).

A partir de là, j'ai touché le fond dans mon fauteuil et j'ai essayer de me pendre avec la bride de mon sac, mais vous avez remarqué à quel point le plafond est haut dans les cinés ?

Donc Spiderman fait son show dans les rues de New York à la recherche du voyou perdu. Pendant ce temps, la Oscorp met la pression sur le docteur Connors pour qu'il trouve enfin le vaccin régénératif de ses satanés Lézards parce que le big boss de la Oscorp (M. Osborne le futur bouffon vert…non pas Loki, l'autre. Ils sont tous verts aussi, on s'y retrouve plus) se meuuuuurt. Mais le docteur Connors, il sèche, il est brillant mais il y pige que dalle à ses lézards, c'est ballot. Qu'a cela ne tienne ! Faut bien qu'on avance sinon le film va faire 6 heures. Un matin, le petit Parker passe chez le docteur Connors, lui dit qu'il est le fils de son ancien pote de boulot, cause recherches scientifiques (les programmes scolaires des USA sont drôlement balaises) et le petit Parker lui donne, comme ça, parce qu'il est cool, la fameuse formule qui manque au docteur Connors et qui figure sur les notes de son défunt papa. Surement avec la mention : « c'est la fameuse formule qui manque » marquée à côté, sauf que je ne l'ai pas vue parce que j'étais occupée à faire un nœud coulissant à ma bride de sac.

A partir de là, j'ai commencé à creuser sous mon siège.

Est-ce vraiment utile de tirer sur l'ambulance ? Comment le petit Parker a compris que la formule (parmi d'autres, d'ailleurs) gribouillée sur les notes de son père était pile poil celle qui manquait au professeur Connors pour achever son transfert génétique entre ses lézards et les humains ?  L'histoire n'a pas le temps de nous le dire. Pourquoi, file-t-il cette formule au docteur Connors qu'il connait depuis quatre heures ? Ca, aussi, tout le monde s'en contre fou. Et surtout, quid des araignées dont plus personne ne parle ?

Bref, toujours est-il que le docteur Connors teste finalement sur lui la formule que la machine DPDNEJX 554457 produit en deux secondes trois dixième et qui sort direct le vaccin en pistolet injecteur et là tadaaaaaa, il se l'injecte et mute en gros lézard.  

Donc je résume….Si vous vous croisez génétiquement avec une araignée, vous mutez moyennement et de façon hyper glam par contre, si vous vous croisez avec des Lézards, vous mutez franchement et de façon trash. Araignées bien, lézards pas bien. Tout le monde a suivi ?

Alors le docteur Connors mute en gros lézard et comme chacun sait, les gros lézards, c'est hyper trop méchant. Donc le bon docteur devient aussitôt méchant (ouai, les araignées, c'est plus cool que les lézards, on le sait pas assez ça). Donc, le petit Parker tente d'arrêter le gros lézard parce que …ben en fait, là, personne ne sait trop ce que veut le gros lézard… Coller son contrat de prime de licenciement dans la figure de son patron, aller en boite de nuit, faire du shopping… On ne sait pas bien. Quoiqu'il en soit, le lézard sort, il grogne, il fait des dégâts, il doit être arrêté.

Pendant ce temps, on fait connaissance avec le chef de la police qui, comme tous les flics de ce genre de films, est un abruti congénital et colériqe qui veut la peau de Spiderman. Mais aha hahah c'est marrant la vie, le chef de la police se trouve être aussi le papa de la dinde/copine/héroïne. Celle-ci d'ailleurs n'a toujours pas retrouvé son cerveau et se contente de pousser des soupirs énamourés et de rougir face au petit Parker, qui finit par avoir pitié de son inutilité et  lui avoue qu'il a eu sa première expérience sexuelle avec une araignée et que, depuis, il ne l'a pas rappelé parce que ça lui a laissé quelques séquelles.

C'est moche le sexe.

Pendant ce temps, le docteur Connors, qui n'arrive pas à tenir sa transformation en gros lézard plus de trente deux minutes et quarante huit secondes, réfléchit (devant une caméra bien sûr) à un plan parce que comme il n'y a pas de scénariste, personne ne lui a dit quoi faire après avoir été transformé en méchant. Du coup, il réfléchit tout haut en même temps que nous dans la salle (enfin, ceux qui n'ont pas fini de s'enterrer sous leur siège ou qui ont réussi à se pendre). Donc au bout de 1h48 de film, ça y est !  Le méchant a enfin trouvé ce qu'il veut faire en tant que méchant : il veut se servir de la machine DPDNEJX 554457 pour répandre un nuage viral qui va transformer tout le monde en gros lézard pour que plus personne ne subisse la maladie d'Alzheimer.

….. Ah oui ben à partir de là, j'ai envie de dire … Plus rien n'est supposé nous étonner.

A la décharge du méchant, quand même, le pauvre fait ce qu'il peut. Il doit se trouver un but en trois minutes alors que personne ne l'aide. A sa place, on aurait peut –être pas mieux fait. A sa place, moi par exemple, la première chose qui me serait venue à l'idée c'est : «est-ce que la crème hydratante c'est quand même utile quand on a une peau de lézard et est-ce qu'il y a une ligne de cosmétiques appropriée. Non parce que la peau de lézard doit pas se ridée ni craindre le soleil de la même façon… ». Ah oui ben j'ai pas que des gros seins, des fois je me pose aussi de vraies questions….

Là, tout s'enchaîne hyper vite parce que c'est bientôt la fin (enfin, je l'espérai grandement). Le chef de la police surprend Spiderman sans son masque. Il pige enfin que ce que toutes les radios de la police et chaînes de TV disent depuis dix minutes à propos d'un gros lézard qui se balade en ville est vrai et que contre un gros lézard, le mieux est encore d'envoyer une petit araignée. Donc il décide d'aider Spiderman. La dinde/copine/héroïne se rappelle (enfin !) qu'elle a un cerveau et qu'elle est brillante et décide d'aider son araignée de petit copain.

Tout le monde veut aider le petit Parker, ça on a tous compris, mais encore faut-il savoir comment ? Et là, je pense qu'on frôle le géni cinématographique. Vous vous souvenez ? Le méchant est fan de télé réalité, du coup, il filme tout ce qu'il fait. Le petit Parker a trouvé son repère dans les égouts (bon, comme tous les repères de méchants) et il est tombé sur ses enregistrements dans lesquels le méchant explique tout son plan (y'a un super power point d'ailleurs). Et entre nous, le petit Parker, il est drôlement impressionné par l'idée du méchant parce qu'il n'est pas sûr qu'il en aurait trouvé une meilleure à sa place.

Donc le petit Parker demande à sa dinde/copine/héroïne d'aller faire un antidote au virus vert (faut arrêter avec le vert…) pour éviter que toute la ville ne soit transformée en gros lézard. Et là, la dinde/copine/héroïne, elle dit : « oooh pas de soucis, attends, moi je suis hyper brillant, ok ? Donc des antidotes, j'en fais tous les jours ok ? Donc je vais utiliser la machine DPDNEJX 554457 et je vais te le faire en 8 minutes ton antidote et après tu rentres à la maison et tu me fais des crêpes ok ». Ah oui le cinéma de super héros sait aussi faire des persos féminins hyper forts.

Donc tout ce beau arrive tant bien que mal à la tour Oscorp, lieu du déroulement du drame ultime, avec en BO quelque chose de très repompé à celle Titanic. J'avoue,  c'est le seul moment qui a retenu mon attention parce que j'ai bien aimé la BO de Titanic (tout ça pour vous dire que je suis méga bon public, alors pour me braquer faut en faire quand même).

Re tadaaaaaaaa (on a des moyens ou on les a pas !) : tout s'accélère, en même temps ça fait 2h04 qu'on y est, on en a tous plein le dos.  L'antidote bleu (les codes couleurs sauveront le monde) est donc pondu par la machine DPDNEJX 554457 (qu'on se demande pourquoi personne n'a remarqué à quel point elle était trop efficace cette machine et à quel point n'importe qui pourrait décrocher le Nobel avec), la dinde/copine/héroïne file le gros pistolet injecteur bleu à son petit copain qui grimpe sur le toit et se bat avec le gros lézard aidé par le chef de la police. Ce dernier est mortellement blessé : séquence émotion dont tout le monde se fou royalement parce qu'on l'avait vu venir depuis vingt six minutes et deux secondes. Avant de rendre son dernier souffle, il fait promettre au petit Parker de laisser tomber sa fille pour la protéger et nous, de dessous notre siège, la sangle de notre sac griffé acheté y'a deux jours en solde enroulée autour du cou, on se dit : « chouette, elle sera peut-être pas à l'affiche du 2, du coup, merci papa, chef de la police » (alors vous excitez pas, le comble du marketing fait que l'actrice sort avec celui qui interprète le héros, du coup, ça fait vendre parce que c'est trop meugnoooooooon, donc on se la tapera dans le 2). Le petit Parker se bat de nouveau avec le gros lézard et substitue à la dernière minute l'antidote au virus pour sauver la ville et retransformer le docteur Connors en humain. Du coup, le docteur Connors se rappelle qu'il est gentil normalement et il sauve le petit Parker.

Voilà, on est arrivé au bout de l'histoire. Je vous fais la petite scène de fin après le générique pour annoncer le 2, donc. Dans la prison le docteur Connors reçoit la visite, on ne sait trop comment, du bouffon vert (toujours pas Loki ni Joss Wedhon, ne rêvons pas) qui ouvre la discussion sur un : « et est-ce que le petit Parker sait ce qu'on a fait à ses parents ???? ». Aaah oui, pardon désolé, c'est vrai qu'on avait complètement oublié qu'au départ, le petit Parker nous a saoulés 2h30 de film pour justement répondre à cette question, c'est bien de recentrer le débat à un moment donné.

Les acteurs :

Je ne crois pas non. En tout cas, j'en ai pas vu.

Les personnages :

La dinde (Emma Stone): bon, je pense que pour ce qui est des adaptations de comics, il faut vraiment arrêter de nous faire croire que ce sont des œuvres qui mettent en avant la femme. Non, les comics de base sont sexistes. Il ne faut pas oublier à quelle date ils ont été créés et pour quel public. La femme ne sert à rien si ce n'est à faire valoir le côté hormonal, torturé ou simplement humain du héros. Bref, elle est une sorte de doudou que le héros protège et trimballe, histoire de s'arrêter cinq minutes de se lamenter ou de se battre et de faire trois phrases de dialogue.

Alors je ne sais pas ce qui est pire, avec ces nouvelles adaptations, qu'on continue de nous coller ces potiches décérébrées en les transformant en poupées pour que la gente masculine y trouve son compte, ou alors qu'on essaye de nous faire vraiment croire que cette fois, si si, la fille, elle a un vrai rôle. Dans ce film, on frise le ridicule et le foutage de gueule question rôle féminin. Cette pauvre actrice, qui pour le coup a le charisme d'une moule cuite, même si ce n'est peut-être pas complètement sa faute, passe de l'intello ridicule à la midinette gaffeuse pour finir par la femme d'action avec un manque de crédibilité qui frôle le pur géni dans la catastrophe cinématographique. Bref, on passe le film à vouloir abréger ses souffrances et les nôtres par la même occasion.

Le petit Parker (Andrew Garfield). Alors lui (bon déjà il a un nom de chat obèse et débile, je dis ça…), la seule chose qu'on se demande tout au long du film (et dont personne n'a été foutu de me répondre) c'est : « mais où il met l'énorme gouffa qui lui sert de coupe de cheveux dans son costume ? ». C'est dire à quel point l'acteur m'a touchée.  J'ai lu certaines critiques qui reprochaient à Tobey Maguire d'être un peu trop lisse pour le héros, je pense que ces critiques ne savent tout simplement pas ce que le mot « lisse » veut dire.

Le méchant (Rhys Ifans). Ben le méchant, il fait juste ce qu'il peut, c'est-à-dire rien. On le sort du chapeau, on le rend méchant en deux secondes trois dixième parce que la génétique c'est mal, ça fait faire plein de vilaines choses. Il aurait juste fallu quelques phrases de plus, quelques mimiques subtiles pour nous le rendre un poil plus charismatique ou effrayant mais c'était oublier la médiocrité de la réalisation qui semble se foutre royalement que ces personnages se révèlent un tantinet crédibles. Rappelons, ça bouge, ça fait du bruit, ça doit suffire pour la masse.

Pourtant, rendre effrayant un gros lézard, c'est quand même pas bien compliqué. Rendre méchant, un dandy anglais affublé d'une armure façon Saint Seiya, ça, c'était un vrai challenge !

Donc en gros, le conseil de blonde : on va le voir ou pas ?

Bien que cela n'engage que moi, je dirai : NON on ne doit pas aller le voir !

Et vous savez pourquoi ?

Pas à cause de la réalisation qui pense qu'on peut monter un film à coup de truelle rouillée comme on monte une clôture bancale, noooon, pas à cause d'une absence totale de fil conducteur dans l'histoire, pas non plus à cause d'un scénario inexistant alors qu'on dispose d'au moins un milliard de comics sur le sujet…Non pas à cause de ça…

On ne devrait pas aller le voir par acte de militantisme ! A un moment, il faudrait que tous ces producteurs qui ne raisonnent qu'en chiffres dans un domaine dont ils ont oublié qu'il relevait de l'art, et que tous ces réalisateurs qui sont persuadés qu'on peut bien nous faire prendre des vessies pour des lanternes, comprennent que ce n'est pas parce que la société de consommation a ouvert une période d'obscurantisme et tend à débilifier la foule, qu'on ne peut pas réagir !

Ras le bol de penser que la masse du grand public est si crédule et débile qu'il suffit qu'on lui agite un héros avec des couleurs et des effets spéciaux dignes d'un film des télétubbies pour que les singes que  nous sommes gloussent et se dandinent de joie en criant « oh jolies les couleurs, oh joli le collant, oh jolie le méchant, oh jolie la blonde ».

Ras le bol d'institutionnaliser un cinéma de merde qui s'endort sur ses lauriers en se disant qu'on a qu'à nous donner quelque chose qui ressemble vaguement à ce qu'on a déjà vu il y a quelques années et qui avaient marché pour que ça suffise.

Ras le bol que l'industrie du cinéma pense qu'elle bosse pour des spectateurs qui ont le QI d'un percheron lobotomisé et que quoiqu'on nous jette à la figure, on sera content parce que le héros vole entre des gratte-ciels.

Ces sortes de hochets cinématographiques bon marché qu'on agite au-dessus de nos têtes que les majors pensent vides sont des insultes au septième art parce que tant que ces bouses sortiront et jouiront d'un matraquage publicitaire hallucinant, on continuera d'étouffer la jeune génération de scénaristes qui trouvent portes closes parce qu'ils ne proposent pas une énième soupe vampirique ou un énième remake d'un blockbuster !

Dans quelques années, nous n'aurons plus d'autres choix que de cautionner ces films qui ne font même plus l'effort d'être au moins décalé ou drôle, à défaut d'être originaux, parce que les majors pensent que nous sommes des cochons et que se casser l'arrière train à nous donner de la confiture, ça sert vraiment à rien !

Je ne devrais pas écrire sous le coup de la colère, je le sais depuis qu'ils ont décidé de faire tous les films d'animation de Barbie pour noël en images de synthèse…C'est mauvais pour mon Karma.

*******************************************************************************
( English version)

The Amazing Spider-man : Are we so stupid ?

While I went  to the cinema, I knew I was taking a risk. Okay, as an arachnophobic convinced person, see a movie whose story is about a super hero who thinks he's a super spider (and thinks it's very cool) and mainly appreciate that kind of movie, it's a bit like putting the head in the Alien's mouth and say " Come on, sweet honey, it's like a lollipop" !

Nevertheless ! If i can see The Deep Blue Sea movie without having a ruptured aneurysm and if I can do an objective review which takes me to the conclusion that Tom Hiddleston is as straight as I'm an engineer in molecular biology, I can see everything.

And i saw. And since yesterday, I can't calm myself. Yet, I'm not a bad writer who uses the cynicism as a sort of literary commercial property.

I'm rather nice. Nevertheless, I can not calm myself.

The context.

I don't even know where to start with this context…Except opening the window, concentrating very hard and throwing it very far to the neighbor's epileptic small dog (at least the movie would be useful).

Because the crowd is stupid and because the producers are embedded in dark tales of exploitation rights and franchises that require them to produce movies (even if they no longer have any ideas to do), here we are with a new Spider-man while the last one dates from 2002 and ended in 2007.

Producers, whose the goal is finally  to produce no matter what, have entrusted to directors, whose the goal  is to make films no matter what, too, the remake of Peter Parker's story, that everyone has forgotten, wow 2007 is so far away !

The history

Attention : spoil even if this story is exactly the same version as the old one.

Before getting into the thick of it, I warn you that unlike Nolan who pretended to offer us an alternative version of Batman, Marc Webb (it's the pilot of the sinking ship, he would have had to flee in the first boat) has chosen to do exactly the same movie, a decade ago, by modernizing a little and adding slightly the 3D. We still do not have the new generation of writers after the plague epidemic that's why the directors make movies without them… That is to say it's more complicated. Fortunately, everyone  knows  that the crowd is stupid and no one will notice that there is no history and no film. There are lots of color that should be enough.

It is the same thing as the  toys for babies :  if it is noisy and if it moves, it suits… isn't it ?

Here we are with the first part of the movie (around 1h) and scene by scene, the film is exactly the same as the first version of Spiderman. In simpler and less well than the first one because the producers and directors think that the consumer society has undermined a little more the average intelligence of the crowd.  Therefore, they surely  think they could make us swallow anything.

Let's go for the great journey through the arachnid's country !

I recall the initial handicap of Spiderman's story : a teen, without much personality, must meet a mutant spider. The mutant spider has to "french kiss" the teen because this kiss produces a mutation, but a glamor mutation (not with  hairy legs and lots of eyes). Everyone follows me ?

Tadaaaa (Yes, i decided to have sheap special effects too).  At first, the little Parker was abandoned by his parents who are scientists and  who are working on something very big secret.  He's left to an uncle and an aunt who obviously asked no questions (we might have answers, we must not exaggerate). After that, the little Parker becomes a little shy teenager without special talents, except that he knows very well how to use a computer and has a great sense of morality, unlike his friends in high school who are so baaaaaaaaaad they were surely all trained at the Mengele institute! (I do not know what American teens eat for breakfast but their high schools, it's not funny !). One evening the little Parker finds the old case of his late father and quickly, he finds (in the hidden inner pocket) a big folder with lots of scientific formulas that the little Parker understands………. Well, they forgot to tell us Peter Parker was very very intelligent, actually.

The scientific formulas disturb him. Also they disturb us because we feel that two hours… it will be long.

The little parker also sees a picture (there is always a picture because, otherwise, the heroes  don't understand anything at all to the script) of his father with a job friend : Dr Curt Connors who is a great scientist working in a huge company specializing in genetic research : The Oscorp. And wow!!! it's geat, the heroin (we call : the stupid girlfriend, because in all that kind of super hero movie, all the girls are completely stupid)  that the little Parker likes very much in his High Scool  is so small that she was recruited into the Oscorp company. She's  17 years old… And she works in Oscorp…Because …She iiiiiiis….. pretty….and blonde ?

from there, in the cinema, I thought that we have a big problem.

In short, the little Parker is participating in one of the tours made ​​by his stupid girlfriend to meet the old friend of his father : Dr Connors. This explains to the students (who have nothing to do) that the Oscorp company ​​ makes secret research on lizards mutants to regenerate the human body. That's good because Dr. Connors has lost his right arm so it is understandable that cell regeneration, it speaks to him very much. Oh, you know the end of the film!

In short again, the little Parker has nothing to do with the presentation of the Oscorp's innovations, he wants to discover things in the company. At this point, nobody knows why he wants to search information in this company. And there, that kind of  "trash" movie is well done because the numbers of the formulas of his father's folder are displayed on a large gate whose input highly secure has a super digital code high-tech.

I translate in layman language : "you saw the door with a very complicated digital code? It's going to be something behind the door because it's written: "highly confidential" and there are big numbers identical that found on the folder belonging to your father. "

Or in this kind of  language called  «  this movie starts to be tiring" I translate :" Will you finally open this fucking door  and we can move on to the next scene ? ". So the little Parker, hidden behind his wall, is able to see the secret code of the gate (he has not his super powers yet, but at this stage, we laugh details). He enters the room very confidential. Inside the room, there are looms with lots of fluorescent spiders inside. Until then, we have heard only about the work on lizards but here, we have spiders because I recall that the film's title is Spider-man not Lizard-man

if you make no effort to follow, I can not do anything for you…that's what I said to myself at the cinema….

And so as he has to make love with the spider for having the mutation (1:10 movie) there isn't enough time for foreplay, so Parker stumbles on something…maybe a carpet ? (at this point, nobody wants to know how) then, spiders fall on him, one of them hides in his T-shirt and bites him shortly after. Next scene.

Because the effect is always instantaneous, on transfer, the same evening he feels the first symptoms. And it's too well done because the genetic mutation gives him very cool powers. To judge the fact, the little Parker is attacked in the subway because the subway in New York is really not safe. He realizes he is powerful. Back in high school, he humiliates the bad boy of the school and impresses  the stupid  girlfriend very much … The stupid girlfriend who, curiously, has forgotten she is very intelligent and now she just looks at the hero with eyes of Rabbid, making us believe that she's really 17 years old. And remember, there's ten minutes of film, she worked in a huge scientific research company …. I said nothing but…

Hormones are a scourge.

Busy with his new power, the attitude of Peter Parker disappoints his uncle and aunt (he comes home late and forgets to pick her up, he is a real offender). One evening the family quarrels,  Peter Parker leaves the house, Uncle Panics (Peter is a big offender, remember) he follows him in the street and because the streets of New York are still not safe, the uncle takes a stray bullet of a robber that Parker met earlier in the evening while he was stealing a supermarket.

Until then, I was sleeping, because that's exactly the same movie as Spider man 2002 but less credible and more cartoonish. But right now I'm thinking, oh is it going to happen something new, finally!

The little Parker decides to become a masked superhero, so it sews a suit to recover the offender who killed his uncle. And we remember that he's very intelligent because he manages to hack data from the Oscorp company and finds that the Oscorp has developed highly resistant cables based on the spider's webs, resistant to shocks and used for the aircraft. Peter Parker has stolen a few capsules of those spider's webs during his visit to the Oscorp (yes, at this time, he did not know what it was but he anticipated ... oh no but when you're a genius, nothing can be discussed).

From there, I hit rock bottom in my chair and tried to hang myself with the bridle of my bag, but you noticed how high is the ceiling in cinemas?

After Spider man makes the show  in the streets of New York, searching of the offender. Meanwhile, the Oscorp lobbies on the Dr. Connors to find the vaccine based on the regenerative research because the big boss of Oscorp (The future green goblin ... not Loki, the other one. They are all green,very complicated) is dying. Unfortunately, Dr. Connors is brilliant but he does not understand his lizards, it's nerd. Never mind! Things have to progress, if not the case six hours later, we will be still stucked in the cinema. One morning, the little Parker goes to see Dr. Connors and tells him he is the son of his old friend at work, they talk about scientific research (U.S. curricula are awfully strong) and Peter Parker gives him, because he is nice, the famous formula that lacks to the doctor and which is on the notes of his late father. Probably with the inscription: "This is the famous formula that lacks for the docteur" marked next to the notes, except I have not seen because I was busy making a sliding knot to my bag strap.

From there, I started digging under my seat.

Is it useful to shoot on the ambulance? How the little Parker realized that the formula (among others) scribbled on his late father's notes was the one which missing to Professor Connors to complete its genetic transfer between its lizards and humans? History does not have time to tell us. Why, Peter gives to Dr. Connors this formula that he has known since four hours? And especially, what about spiders ?

In short again…and again, Dr. Connors finally tests the formula on him and uses the machine 554,457 DPDNEJX which produces the serum in two seconds and three tenth and tadaaaaaa injects it to himself and mutates into big lizard.

So I summarize ... If you "mix" a spider with a human, you become a superhero with cool powers, but  if you "mix"  a Lizard with a human, you become a monster. Spiders are cool, lizards are not. Everyone follows?

Dr. Connors mutates into big lizard and as everyone knows, the big lizards are very wicked. So the good doctor becomes immediately wicked (spiders are nicer than the lizards, as all of us know). The little Parker tries to stop the big lizard because ... hmm… nobody knows what the big lizard wants to do exactly... throw his professional contract in the face of his boss maybe, or go clubbing, go shopping ... We do not know well. Anyway, the lizard out, he growls, he does damage, he must be stopped.

Meanwhile, one gets to know the police chief who, like all the cops in such films, is a congenital idiot who wants to stop Spider man. But life is funny, the police chief is also the father of the "stupid girlfriend". She still has not refound his brain and Parker, who finally has mercy on her uselessness  confesses that he had his first sexual experience with a spider and since, he has not recalled the spider because this strange experience has left some scars .

Sex is bad.

Meanwhile again, Dr. Connors, who can not be a big lizard during more than thirty two minutes and forty eight seconds, thinks (facing the camera of course) about a plan because as there is no writer, nobody told him what to do after his transformation into super villain. So he thinks aloud along with us in the cinema (only  those who have not finished to bury themselves under their seat or who have managed to hang themselves). So after 1:48, this is it! The villain has finally found what he wants to do as super villain: he wants to use the DPDNEJX 554,457machine to spread a viral that will transform everyone into big lizard and that nobody suffers Alzheimer's disease...... Oh well from there, I want to say ... Nothing is supposed to surprise us.

For the defense of the villain, the poor one does what he can. He must find a goal in three minutes without any help. In its place, who could say he can do better ? In its place, the first thing that I would think about would be something like that : "Is a moisturizer still useful when you have a lizard skin and is there a line of cosmetics appropriate ". Oh well I have not only  big breasts, sometimes I think about real questions ....

Here, everything comes together very quickly because it's almost the end (well, I greatly hoped to). The police chief sees Spiderman without his mask. He finally understands what all police radios and TV channels have said for ten minutes : there is a big lizard that walks in town. He decides that against a big lizard, the best is to send a small spider. So he helps Spiderman. The stupid girlfriend remembers (finally!) she is smart and she is brilliant and wants to help her boyfriend too.

Everyone wants to help the little Parker,okay, but how? But the director is a genius. Do you remember? The villain is a fan of TV show,he films everything he does. The little Parker has found his hiding place in the sewers (as all hiding place of super villain) and he fell on his recordings in which the villain explains his entire plan (there is a great video). And  the little Parker is awfully impressed by the plan of the villain because he is not sure he would have found a better one  in his place ..

So the little Parker asks his stupid girlfriend to make a green antidote to the virus (must stop with the green ...) to avoid that the whole town is transformed into a big lizard. And there, the turkey / girlfriend / heroine, says "no worries, wait, I'm so brilliant, okay ? An Antidote, I make it every day okay ? So I'll use the machine DPDNEJX 554457 and I'll do the antidote in 8 minutes and after you get home and you cook for me pancakes, okay ? " Smart girl…I seems…

All these people  come to the Oscorp tower, for the ultimate development of the drama, with a BO which is very pumped back of the Titanic. I admit, this is the only time which caught my attention because I liked the soundtrack of Titanic.

Tadaaaaaaaa again! The blue antidote  (the color code will save the world) is created by the machine DPDNEJX 554,457 (one wonders why no one noticed how this machine is strong and how anyone could win the Nobel with it), the stupid girlfriend gives the blue antidote to her boyfriend who climbed onto the top and fights with the big lizard helped by the police chief. This one is mortally wounded: Emotion whose everyone has nothing to do because we saw the scene coming for twenty six minutes and two seconds.

Well, we arrived at the end of history : re re re tadaaaaaaa !. There is a little scene after the  end of the BO which announces The Amazing Spider-man 2. In the prison Dr. Connors is visited by  the green gobelin (still not Loki or Wedhon, do not dream) who starts the discussion on "does Peter Parker know what we made to his parents?? ". ooh yes, sorry sorry, it's true we had completely forgotten that at first the little Parker has spent all the movie to try precisely to answer to this question. It is important to refocus the debate.

Actors

I do not think. Anyway, I have not seen.

Characters

The stupid girlfriend ( Emma Stone) : good, I think that in terms of adaptations of comics, we must stop to make believe that they are works which highlight women. No, the basic comic books are sexist. We must not forget at what date they were created and for what audience. The woman is useless except to reveal  the hormonal side, the tortured side or the human side of the hero. In short, the woman is a kind of teddy bear that the hero protects, just to stop  to fight during five minutes and to oblige him to say few words (and not only " i'm the hero, you're the bad guy !").

So I do not know what is worse, with those remakes, that they continue to show that kind of heroin, turning them into mindless dolls for the guys, or that they continue to make us really believe that this time, yes, the girl in the movie, she is important, interesting and smart. In this version of Spider man, the actress borders on the ridiculous. This poor actress, who for once has the charisma of a mussel cooked, although it is perhaps not completely her fault, is a shy girl, then an intellectual and at last a woman of action with a lack of credibility which borders on pure genius of the cinematographic disaster..

The little Parker (Andrew Garfield).  the only thing that you wonder  during the movie (and no one can answer to me) is, "but how can he put into his mask that kind of  haircut ? ". This shows how the actor has touched me. I read some reviews that criticized Tobey Maguire and said he was a little too smooth for the hero, I think these criticisms do not know  what the word "smooth" means.

The villain (Rhys Ifans). He just does what he can, that is to say nothing. It comes out of the hat, he becomes bad in two seconds three tenths because genetics is a bad thing. It would have just needed a few more sentences, some subtile facial expressions to make him a bit more charismatic or scary but  the mediocrity of the realization seems to royally ignore that the characters are not credible. Remember, there is action, there are colors , the movie makes noise, it should be okay for the mass.

Yet, making a big scary lizard, it's still not very complicated. Transforming an English dandy dressed in armor like Saint Seiya into a charismatic super villain, that's a challenge !

So basically, the Board of blonde: this movie will be seen or not?

Although this is only my opinion, I say: NO we should not go see it!

And you know why ?

Not because of the dramatic realization, no, not because of a complete lack of clue in the story, not because the scenario does not exist then we have at least a billion comics on the topic ... not because of that ...

We should not go see that movie by militant act! At one point, all those producers who forgot that the cinema is an art, and all those directors who are convinced they can show us anything because people don't make the difference, all those people have to understand that this is not because the consumer society has ushered in a period of darkness and that the crowd tends to be stupid, that we can not respond!

Fed up to think that the mass public is so gullible and stupid enough that we just need to see a hero with colors and special effects to be happy, that we are monkeys which are just satisfied by a  "oh pretty colors, oh pretty sticky, oh pretty villain, oh pretty blonde."

Fed up  to institutionalize a crappy movie that falls asleep on its laurels. A cinema that thinks it only has  to show us something that vaguely resembles what we have already seen a few years ago and which had success.

These kinds of cheap films agitated over our heads (that the majors think they are empty) insult the cinema. As long as these bad movies  will receive wide publicity, we will continue to stifle younger generation of writers who find closed doors because they do not offer another soup of vampires or another remake of a blockbuster!

I should not write under the heat of anger, I know it, since they have decided to end all the animation of the mupped  show  for Christmas… After a review, I had threatened to do a hunger strike… that has interested person...

It's bad for my karma.

The Deep Blue Sea : Etre fan, c'est dur

Journal Entry: Thu Jun 28, 2012, 12:47 PM
The Deep Blue Sea : Faut-il être un film chiant pour être une film lyrique et intellectuel ?


Une fois n'est pas coutume, je vais faire une critique sur un genre cinématographique que j'affectionne au plus haut point (au moins autant qu'une gastro, pour vous donner une échelle de valeur) :  le drame sentimental.

Je vous préviens, c'est une critique sérieuse, pas de blague à deux cacahuètes, ni de métaphores capillo-tractées, que du sérieux ! Ici, on reste concentré. Car, ici, on cause guimauve brulée heu drame sentimental. Je ne suis pas une spécialiste de la matière, vous me pardonnerez quelques imprécisions de langage.

Mais sachant mon aversion pour le genre, pourquoi diable suis-je donc aller me plonger sciemment dans ce bain cinématographique de vinaigre, après une séance d'épilation à la cire par une esthéticienne stagiaire ?

Parce que quand on est fan, on fait acte de foi. Et les Dieux du septième art savent à quel point être fan d'un acteur est parfois difficile. Exemple qui parlera à tout le monde, j'avoue solennellement être fan de Nicolas Cage. Cette inclination m'a quand même coûté Gohst Rider 2 sur lequel je pourrais faire une critique de 200 pages ! Sur lequel, tout le monde pourrait faire une critique de 200 pages, d'ailleurs.

Bref, depuis Thor, je suis donc fan de l'acteur Tom Hiddleston. Je vous explique je suis atteinte d'une pathologie qui est le fétichisme des voix ...Maladie incurable qui m'a fait quand même aimer un personnage comme Wolowitz dans the big bang theory. Je sais c'est horrible, vous compatissez.

Pour celles et ceux qui auraient vécu sur Mars ces deux derniers mois, Tom Hiddleston, c'est le gars qui fait Loki : le grand brun légèrement anorexique qui est né avec une cuiller givrée en argent dans la bouche mais qui a eu une adolescence une chouille compliquée et qui n'a pas réglé tout un tas de problèmes d'ordre psychologique.

Tom, il a joué aussi un militaire dans War Horse mais, ça, tout le monde s'en fou. C'est le cheval qui a eu les honneurs. Et il a fait une apparition de deux secondes 48 dixième dans le film « Minuit à Paris » de Woody Allen…que j'ai compris !

Donc quand j'apprends qu'il est, pour la première fois, en tête d'affiche qu'il partage avec la talentueuse Rachel Weisz, je me dis : « youhou, ça pourra pas être pire que Gosht rider 2. Si je peux soutenir Nicolas dans un moment aussi extrême, je peux bien me taper un drame bien dégoulinant de tortures psychologiques et de réflexions transcendantales (1000 points, je mange un big mac), sur le concept d'amour, la façon dont on le perçoit en dedans de soi, tout au fond de l'intérieur de nous-mêmes. »

Je cause énormément en dedans de moi-même…

Le réalisateur :

Terence Davies est un acteur réalisateur et scénariste anglais, né à Liverpool en 1945 (merci Imdb ^^). Là, je sens que ça vous parle.

Mais à moi, ça n'a pas du tout parlé. Bref, oserai-je dire qu'on s'en fiche un peu qu'il ait fait des films tels que Distant Voices, The long day Closes ou encore La Bible de Néon (pas Néo, oui je précise parce que j'ai eu un bref instant de jubilation mais non, en fait). Cela étant, il a eu plein de prix pour ses films, dont certains ont été présentés à Cannes, ce qui peut clairement expliquer des choses dans le film.

L'histoire :

Heu…Alors c'est l'histoire d'une marmotte qui met le chocolat dans le papier d'allu.

OK, ça va, je reste concentrée.

L'histoire, elle existait déjà. C'est un bon point. Si, si, c'est toujours un bon point, je rappelle ce que j'ai déjà dit : en ce moment, il y a une épidémie de Choléra qui tue uniquement les scénaristes et qui fait que 90 % des films qui sortent en ce moment se font avec le scénario proposé par le vétérinaire du réalisateur.

En fait, The Deep Blue Sea est une adaptation cinématographique d'une pièce de théâtre éponyme (2000 points) écrite par Sir Terence Rattigan et jouée pour la première fois dans les années 50.

Dans un contexte d'une Angleterre rigidifiée par la bienséance et la mélancolie des années 50, on  assiste à la naissance, la maturation et la fin annoncée d'une histoire d'amour passionnelle et scandaleuse (en dedans d'eux-mêmes des acteurs, donc) entre Hester (Rachel Weisz), une bourgeoise asphyxiée par un mariage malheureux, conventionnel et froid avec un Juge et Freddie (Tom Hiddleston), ex-pilote de la RAF à peine plus équilibré dans sa tête, qui ne l'aimera pas bien mieux que son époux.

Pendant une heure trente, ils se déchirent, ils s'aiment, ils s'engueulent, ils se rabibochent. Elle l'aime, elle doute, elle pleure, elle supplie, elle se consume, elle veut mourir. Il l'aime un peu, pas assez, mal, il ne voit pas sa souffrance, puis il la voit beaucoup trop, il s'ennuie, il s'en fiche, il fuit, il hurle.


Et à la fin, il la quitte.

Et la marmotte, en fait, c'est du chocolat au lait qu'elle met dans le papier d'allu. Non mais j'ai pas l'impression que vous réalisez…

L'ambiance et la réalisation.

Rappelons donc que le film est adapté d'une pièce de théâtre des années cinquante.

C'est là que j'aurai dû faire comme Ripley dans Alien : me dire que toute cette histoire pue grave.  Un chat, ça fait pas ce bruit là.

Le problème de l'adaptation d'une pièce de théâtre en film est qu'on a soit une œuvre résolument dense et puissante parce que les codes du théâtre sont infiniment plus poussés dans l'introspection des émotions (le fameux en dedans de soi-même qui est le fil conducteur de ce film bien que j'aurai préféré que ce soit la marmotte), soit…une œuvre cinématographique bien sous tout rapport comme un gendre idéal, certes, mais qui fossilise les spectateurs tant  le rythme est plat et qui les noient dans la contemplation des acteurs de leur propre nombril névrotique au milieu des deux pauvres décors.

Tu m'étonnes que ça plaise à Cannes.

Alors au cas où vous ne m'auriez pas vue venir avec mes gros sabots « oh oh oh », pour ma part, c'est la deuxième option à laquelle on a droit en allant voir le film.

Le bon point

Le talent de Terence, pas le Sir d'origine mais le deuxième (Je sens que ça se déconcentre de nouveau dans les rangs) consiste en la photographie et le choix des plans résolument lyrique, résolument esthétique, résolument classique, résolument maitrisé.

Résolument chiant.

La subtilité est dans les détails que distille le réalisateur dans chacun de ses plans et qui participe au dialogues entre les personnages. En fait, les plans sont comme une histoire parallèle à celle jouée par les acteurs et qui serait comme une seconde lecture du film, une lecture plus en profondeur, toute en esthétique et  toute en symbole.

Donc il se regarde non pas comme un film mais comme une succession de tableaux vivants ( Oooooh la belle bleue ! Oooooh la belle rouge !) qui racontent quelque chose autant par les dialogues que par la disposition du pot de fleur dans l'appartement ou la fenêtre du salon. Et nom de dieu, qu'il l'aime sa foutue fenêtre !  

En résumé, Terence, il sait drôlement bien filmer les canapés avec émotion et densité (Les canapés, c'est hyper sensible au grand désespoir des tapis) ainsi que la fragilité naïve, teintée de cynisme, de la fenêtre (c'est très cynique une fenêtre, c'est d'ailleurs pour ça que les autres meubles ne lui parlent jamais).

C'est un clip quoi.

Les points noirs de la réalisation.

A mon sens, les flashbacks et les Ellipses. Ah, il aime ça, le Terence, mais nous vachement moins.

Les flashbacks et les ellipses ne sont pas le problème car ce sont deux techniques qui permettent de donner du rythme et de la force au récit. Mais dans le cas de The deep blue sea, c'est l'inverse. Autant la façon de filmer les décors,  le choix des gestes des acteurs appuient l'histoire, autant les flashbacks répétés et qui s'insèrent dans d'autres flashbacks, eux-mêmes  s'intercalant dans d'autres rendent le déroulé de l'action absolument indigeste et vous assure au minimum un : « Reste concentrée, Cycy, ne baille pas, tu vas encore plus décrocher et passer pour une pintade ! Ah mon Dieu, je viens de bailler, ça y est, je suis larguée ! Je suis une pintade. » et au maximum un : « Mais qu'est-ce que je foue là, j'aurai dû aller voir la colère des Titans ou rester fan de Statham !».

Il faut vraiment faire un effort pour suivre Hester (d'ailleurs, je pense que même elle, à un moment, elle est larguée mais elle n'a pas osé le dire au réalisateur pour ne pas passer pour une pintade) et savoir si on est dans le présent, le passé, le futur, l'imparfait, le subjonctif ou le plus que parfait.

Deuxième point noir.

Le rythme. Dire que c'est lent et un euphémisme. Plus lent, ce serait un arrêt sur image d'une heure trente.

Bien sûr, artistiquement, on peut faire le choix d'un film lent et contemplatif parce que cela se justifie. Dans le cas de The deep Blue sea, cela pourrait se justifier d'une certaine manière parce que l'absence de rythme est à l'image de l'immobilisme contraint d'Hester qui fait écho à cette sorte d'embourbement qui colle à la peau d'une société qui étouffe les passions. Le problème est que comme la lecture du film est déjà laborieuse et très intellectualisée, sans aucune rupture, à aucun moment du film, on a l'impression de regarder le biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip d'un encéphalogramme plat.

Hypnotique et lobotomisant.

Troisième point noir :

La scène d'amour. Les anglais ne sont clairement pas fait pour jouer/mettre en scène les scènes d'amour. Ils savent s'en moquer, ils savent en parler, ils savent les nier mais pas les montrer.
Au mieux, les réalisateurs les font tomber comme un cheveu sur la soupe :

« oh, j'ai fait tomber ma robe parce que la fermeture éclair est cassée, c'est ballot », « oh je viens de faire tomber mon desert eagle 5.0 par terre, c'est ballot », « oh j'ai trébuché, c'est ballot »
Tac tac tac. Plan suivant.
«  oh ben c'était trop bien, c'est ballot, pardon c'est cool. »
Et au pire, elles sont bâclées :
« Bonjour, je m'appelle bond, James bond. », « Oh oui, oh oui, oh oui. Super j'ai eu un orgasme parce que tu es grand, et fort, parce que tu es le héros. Bon ben si on reparlait du scénario que la femme de ménage nous a fait passer hier. »

Celle de The Deep Blue Sea bat tous les records du genre. Elle dure dix secondes, trois dixième, et c'est encore trop. Elle est aussi chaleureuse et inspirée qu'une consultation chez le gynécologue (je sens que ça va beaucoup plus parler aux filles ça, je ne sais pas pourquoi).

Bien sûr, les intellectuels qui, eux, ont bien saisi le message de dedans de lui-même du réalisateur, vont dire que c'était fait exprès. C'est une relation passionnée mais impossible et vouée à l'échec, elle doit être froide parce que les personnages sont paumés.

Ok soit. N'empêche que pour comprendre pourquoi Hester est prête à mourir pour l'amour de son Freddie, faudrait au moins qu'on ait l'impression qu'au lit, il assure comme une bête. Sinon, qu'on m'explique pourquoi elle s'emmerderait à prendre un amant qui est une vrai enclume à l'horizontale, qui n'a pas un rond et qui la condamne à l'adultère dans une Angleterre ultra conservatrice ? Hmm ? Elle aurait pas mieux fait de se payer des vacances au bord de la mer entre copines ?

Preuve, encore une fois, que les critiques ciné intellos sont des hommes et qu'ils ne pigent pas grand-chose à nos désirs ni nos besoins.

Enfin, je suis blonde, tous mes neurones ont fuit la racine de mes cheveux pour se loger dans mes seins, alors ce que je raconte n'est peut-être pas représentatif.

Mais quand même, je ne résiste pas à vous la décrire (vous pouvez la trouver sur youtube) :

Du côté gauche du ring, on a une Rachel Weisz qui, à coup d'ondulations, fait ce qu'elle peut pour expliquer à son amant qu'il faudrait qu'il prenne les choses en main avant qu'ils ne meurent tous les deux d'ennui.

Du côté droit du ring, on a un Tom Hiddleston qui a l'air de savoir autant quoi faire d'une femme nue dans son lit qu'une poule qui aurait trouvé un couteau. Et Dieu sait que j'aimerai croire que cet homme est hétéro… Mais cette scène est à elle toute seule une publicité pour l'homosexualité qu'on pourrait résumer comme suit : «  Si comme cet homme, vous ne savez pas où mettre les mains sur une femme qui se frotte à vous dans un lit depuis 48 minutes, alors c'est que vous êtes peut-être gay sans le savoir. Pour en être certain, appelez au numéro qui s'affiche au bas de l'écran. Des professionnels répondront à toutes vos questions ».

Autant vous dire que cette scène catastrophique de dix secondes et trois dixième m'a plombé le moral pour le reste de la semaine (mais je t'aime toujours Tom, même gay…Syndrome de Nicolas et du Gosht rider 2).

Au final.

Au final, le film fait le choix d'une mise en scène extrêmement visuelle et très contemplative sans aucune contre mesure : c'est froid, ça laisse le spectateur à la porte d'un monde si enfermé et si autarcique qu'on ne peut qu'assister de loin au déchirement d'une passion qui aurait pu être tellement plus douloureuse et tellement plus crispée avec un poil plus de nuances dans le rythme.

Au final, c'est un film pensé, réalisé et critiqué par des hommes. Une femme est tellement plus complexe qu'un joli clip vidéo léché et maitrisé.

Au final, ne vous y trompez pas, ce n'est pas un second Les Noces rebelles. Il manque à la réalisation ce supplément d'âme, cette déchirure qui se sent dans le déroulé du film, cette tension non plus subie mais revendiquée par le réalisateur dans chaque plan et qui vous colle au siège pendant 1h30 pour vous laisser aussi sonné qu'après une bonne grosse gifle.

Au final, c'est bien, mais c'est plat. Mais c'est bien, mais c'est plat.

Les acteurs.

Pour le coup, je suis d'accord avec les intellos d'une certaine presse spécialisée, les acteurs sont parfaits.

Rachel Weizs n'est pas aussi douée qu'une Kate Winslet dans l'interprétation d'une femme au bord de l'implosion et sur le fil du rasoir d'une féminité piétinée et muselée mais elle s'en tire quand même très bien. Elle a pour elle (tout comme Tom, d'ailleurs) une voix exceptionnelle dont les tonalités subtiles pallient un jeu d'expression parfois un peu timoré.

Tom Hiddleston fait ce qu'il sait faire de mieux : un jeu d'acteur irréprochable, très contrôlé, quasi scolaire, bref un véritable exercice de style. Il joue de la voix, il joue du sourcil, il joue de son port rigide et aristocratique pour interpréter un personnage amputé d'une partie de sa vie et de ses émotions qu'il a laissée quelque part dans le ciel avec ses anciens compagnons morts au combat. Alors il aime Hester en partie, à moitié, de loin et avec la légèreté des personnalités brisées qui ne veulent plus d'un sentiment trop profond.

Il est juste dommage que son jeu classieux manque un poil de testostérone face à une Rachel Weisz dont la beauté est quand même assez fatale et toute puissante. OK, elle a dix de plus que lui, mais quand même.  

Oui je sais, je ne me suis toujours pas remise de la scène d'amour et je frôle le mauvais esprit. Mais je vous assure, aucun hétéro ne fermerait une valise comme lui, c'est pas possible. Un hétéro, ça ferme une valise en suintant par tous ses pores un : « ça sert à quoi ce que je suis en train de faire ? Je ne supporte pas Gisèle depuis 6 mois pour que cette morue soit pas foutue de me faire ma valise ». Surtout dans les années cinquante. Quand tu fermes la valise, Tom, ton geste est si délicat qu'il veut plutôt dire : « je vais éviter de fermer trop vite pour ne pas froisser mes cravates en faisant un appel d'air ».

Tom, je rappelle que 90% de tes fans sont des filles et que les 10 % restants sont des gays. Think about it…

Enfin, une mention spéciale pour Ann Mitchell et Simon Russel Beale qui sont absolument extraordinaires dans les seconds rôles et qui sont les seuls à donner une vraie gifle à la réflexion du réalisateur sur les différentes définitions de l'amour et ses traductions.

Bref, on le voit ou le voit pas ?

Non.

Heu…Non mais (c'est mieux ça …)

Mais donc, ce n'est pas un mauvais film, c'est un film un peu frustrant qui aurait pu être plus bouleversant. Et qu'on arrête de ma bassiner avec l'intellectualisation du cinéma...On peut être dans la réflexion profonde qui ne sera pas accessible au plus grand public mais le vrai talent est de rendre cette réflexion humaine et passionnante.

Maintenant, je pense que c'est limite le gâcher que de le voir sur grand écran parce que c'est un film qui se moque du cadre de diffusion. Ce n'est pas son propos. Il n'est pas là pour charmer l'œil ou pour lui raconter quelque chose. Il est là pour dialoguer avec notre intellect.

Alors pour laisser le film causer à votre cortex, y'a pas besoin d'aller au ciné et payer 8 euros pour rougir de honte au bout de 40 minutes parce que vous aurez baillé et que votre voisin, un étudiant en science po, petit con, l'a vu et vous prend de haut. Attendez qu'il soit dispo en blu ray, d'autant que le film est sorti depuis plusieurs mois en Angleterre donc vous pouvez déjà le trouver en vente.

Sachez enfin que The deep Blue Sea a eu plusieurs nominations dont le coquillage d'or du meilleur film.

A quoi ça sert ce que je dit ? A rien, mais je trouve ça trop fun qu'ils aient donné le nom d'un crustacé à un prix ciné. «  ouaaai chéri j'ai eu le coquillage du meilleur film !!! » «  Génial ! Mets-le à côté du dauphin en plâtre qui change de couleur avec le temps  que ta mère nous a offert. »

Expo Tim Burton: monstres et fiers de l'être

Journal Entry: Sun Jun 24, 2012, 1:47 PM
Expo Tim burton de Paris cinémathèque de Bercy : L'expo tragique pour garçons et filles.

Je ne peux pas résister à l'envie de vous faire partager un moment délicieusement jouissif que j'ai vécu ce WE (et qui ne nécessite pas de mettre un "mature content", de toute façon, j'écris des pavés, en français, ça n'intéresse aucun censeur...ce qui est dommage, je rêve de leur dire ma façon de penser sur leur politique).

Et puis, c'est bientôt les vacances, j'ai des envies de challenge comme de me prendre pour une agence de voyage qui essayerait de vous faire rêver avec un "all inclusive" en Centre Afrique (même pas peur!)

Profitant d'un séjour à Paris, une amie et moi décidons d'aller voir l'exposition de Tim Burton organisée à la médiathèque de Bercy jusqu'en 5 août 2012, histoire d'apprécier la transcandalité de l'art, au travers de plusieurs expressions artistiques destinées à retranscrire une vision de l'auteur du monde dans sa partie matérielle et conceptuelle.
Après quoi, j'ai ajouté : « Je me rappelle plus la couleur de la voiture, ça risque de poser problème pour la retrouver dans le parking », ce à quoi mon amie a répondu «  on est venu en TGV », ce à quoi j'ai rétorqué : « Je me disais aussi  qu'on avait pris beaucoup d'auto stoppeurs ».

L'expo :

www.cinematheque.fr/fr/exposit…
Oui, parfois, je sais faire court !

L'artiste

Blague à part, l'artiste en question, c'est quand même Tim burton. Le gars qui croyait réellement pouvoir faire carrière chez Disney en racontant la vie d'une créature avec des mains faites de couteaux et de sciseaux et un squelette qui mène un combat pour l'accession des monstres au marketting de noël.

Tim Burton, c'est juste l'un des cinéastes les plus géniaux des deux dernières décennies qui a la particularité de s'adonner à un peu tous les genres (action, fantastique, conte, publicité, clip vidéo, court-métrage) et une nette prédilection pour la technique du stop motion. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle et que ça perturbe (quoique, personnellement, je réalise que je lis plein de trucs que je ne comprends pas comme la physique quantique ou les livres de cuisines sur les cheese cake, mais ça me perturbe pas), le stop motion c'est une technique d'animation qui permet de mettre en mouvement des objets inanimés. On peut ainsi faire croire au spectateur qu'un bol de céréales peut s'animer et vous poursuivre dans tout l'appartement pour essayer de vous tuer (il ne faut jamais sous-estimer leur sournoiserie et pour ceux qui en douteraient, regardez un peu mieux le bol et vous constaterez qu'il y a toujours de la sournoiserie dans la forme et les couleurs de leur surface).

Ce qui fait l'originalité et la complexité d'un artiste tel que Tim Burton, c'est la diversité de leur supports d'expression. Tim Burton excelle non seulement dans le septième art mais aussi dans le deuxième : le dessin. En fait, je ne suis pas sûre qu'on ait numéroté tous les arts mais ça fait classe de le penser (pour ceux qui se poseraient la question, le premier étant l'écriture, bien évidemment ! Et là, je vais devoir faire pénitence pendant 2 semaines pour tous les dessinateurs qui vont me lire et me tomber dessus après ça lol. Tournée de cookies aux pépites de chocolat ?).

L'exposition a donc pour objectif de faire une rétrospective sur toute l'œuvre cinématographie de Tim Burton, au travers d'objets et de vidéos mais aussi, et surtout, d'exposer un large choix de dessins, de photos et de textes que l'artiste a utilisé comme travaux préparatoires à ces films, aboutis ou pas, d'ailleurs.

Petit voyage au centre d'un surréalisme jubilatoire, mêlé d'éclats d'une fantasmagorie gothique et décalée (et ouai moi aussi je peux faire des titres pompeux parfaitement incompréhensibles que tout bons critiques d'art pratiquent… J'aurai peut-être dû rajouter un nouveau «  transcendant », il est cool ce mot, il vaut mille points quand on arrive à le replacer dans une conversation autour d'un menu maxi best of big mac).

L'univers.

Comme le personnage, l'univers de Tim Burton est un univers fait d'excentricité, de mélange d'innocence et de candeur héritées de l'enfance et de visions cauchemardesques et déformées d'un adulte à l'imagination débordante de couleurs et de questionnements sur la vie et la mort (rajouter « transcendant n'importe où dans la phrase).

Plonger dans son œuvre, c'est un peu comme si on regardait les dessins d'une classe de maternelle à qui on aurait fait consommer du LSD en grande quantité juste avant de leur montrer l'exorciste et la quadrilogie d'Alien (ah ! j'en reviens pas de l'avoir placer celui-là). C'est trash, c'est surréaliste, c'est souvent drôle, c'est parfois triste et c'est toujours surprenant et il n'y a pas de vomis (je dis ça parce que la classe de maternelle aurait vomi je pense).

Presque tous les grands thèmes de la vie y sont traités : l'amour, la mort, l'enfance, l'amitié, la place de chacun dans le monde, le tout dans une explosion de bouilles déformées au rythme des rêveries surréalistes, naïves et fantastiques de l'artiste.

Bref, si vous aimez les univers léchés, classiques, esthétiquement irréprochables, réalistes et contrôlées, cette expo va vous conforter dans l'idée que dans cinquante ans, le métier le plus populaire sera celui de psychiatre.

J'en profite quand même pour préciser que c'est un univers d'adultes et que ce n'est pas parce que les petits personnages de Tim Burton ont l'air inoffensif, de loin, si on regarde pas trop bien ou qu'on a oublié ses lunettes et qu'on est myope comme une taupe, qu'ils sont réellement choupinets.

Bref, à mon sens, n'emmenez pas Junior, votre neveu hyperactif qu'on vous a refilé pour la journée et que vous allez tuer si vous ne l'occupez pas (je rappelle que l'hyper activité n'est pas une circonstance atténuante en case d'infanticide). C'est une exposition qui peut choquer par certaines représentations.

Alors pourquoi fais-je soudain (figure de style, attention) dans la promotion du CSA et de la censure, me direz-vous ? Moi qui exècre la notion de censure presque autant que les bateaux et les dentistes, c'est dire, c'est parce qu'alors que je démarrais la visite, j'ai été submergée par la vague démoniaque d'une classe de collège, cinquième, je dirais. Dix huit adolescents armés de Smartphones et d'un seul neurone pour deux (c'est la crise même pour les neurones) ont déferlé dans une salle de vingt mètres carrés donnent, je vous l'assure, une nouvelle dimension au mot démonique.

Bref, bien que j'ai trouvé courageux de la part du professeur d'emmener ces suppôts de Satan voir une expo d'un cinéastes aussi affranchi du système que Tim Burton, et sans vouloir jouer les mères supérieures, je pense quand même que leur montrer des images de petits bonhommes avec des clous dans les yeux ou de petites filles brulées vives, c'est peut-être un peu trop tôt.
Mais mon amie m'a dit : «  pfff t'es une chochotte, maintenant, les gamins bouffent de l'éviscération de pokemon à 5 ans, alors des squelettes qui font des grimaces et des photos de poupées couturées et plantées de clous, ça les perturbe autant que les questions de géopolitique ». Ce à quoi elle a ajouté : «  toi, tu peux pas comprendre, à leur âge tu pensais que les bisounours, c'était un docu fiction sur une espèce rare de pandas ».

Ce à quoi j'ai rétorqué : «  tant qu'il n'a pas été prouvé que les bisounours n'existaient pas, je fais le choix de croire qu'ils existent. ». Un jour, le monde dira « Cycy avait raison », mais comme on subira une attaque de zombies dans le même temps, je ne pourrais même pas profiter de mon instant de gloire.

Le cœur de l'expo : les dessins et les photos.

Une partie de l'exposition consiste en la présentation de croquis plus ou moins aboutis et de photos retouchées de l'auteur qui donnent une idée assez complète de son univers.
Alors Tim, il est drôlement humble. Tim, il nous prévient tout de suite : il ne sait pas dessiner (même que cette citation est écrite en super gros sur un mur…Je dis ça  pour vous signaler subtilement que parmi toutes les conneries que je raconte dans mes textes, des fois, je dis des trucs vrais …), et surtout, Tim, il nous dit qu'un jour il a réalisé qu'il s'en foutait de pas savoir dessiner, car il aimait ça et qu'il avait décrété que c'était tout ce qui comptait.

Et Tim, il aime beaucoup, beaucoup, dessiner.

Car, pêle-mêle, on découvre des croquis sur des cahiers d'école, faits au crayons ou au stylo et qui ne sont pas sans rappeler que, finalement, nous aussi on en avait rien à cirer de ce que Madame Durant, notre prof de math au lycée, nous racontait sur cette satanée théorie des probabilités et de combien y'avait de chance pour qu'on tire une boule rouge parmi dix boules bleues, et surtout, que personne ne voit ce que ça peut changer à l'univers de le savoir et que, pour tromper son ennui mortel, on gribouillait sur nos cahiers.
Tim, il a devait connaître madame Durant.

Bon évidemment, nous, on n'est pas Tim Burton, on n'a jamais rencontré Johnny Dep pour lui faire enfiler des costumes improbables et on n'est pas marié à la génialissime Helena Bonham Carter. Madame Durant, en fait, elle nous a vidés le cerveau de toute substance créative avec ces histoires de boules de couleurs (à la relecture, je ne suis pas certaine de laisser, ce passage).
On découvre aussi dans l'expo des photos retouchées, ou non, des dessins faits au pastels sur fonds noirs, sans doute pour moi les plus réussis, des tableaux faits à la gouache et qu'on admire en les éclairant au néon noir, des aquarelles et des  petits gribouillages sur des serviettes en papier (vu la quantité, Tim burton, il doit aller que dans des restos pourris dont le service devait durer 4 heures).

Les croquis sont organisés autour de thème tels que les couples, l'amour, les héros ainsi que ceux qui ont servi directement pour ses films tels que : Dark Shadows, L'étrange noël de monsieur Jack, les noces funèbres, Mars Attacks, Alice au pays des merveilles et j'en passe.

Cela représente plusieurs salles d'exposition, soit plusieurs dizaines de pages encadrées qui recouvrent des hauts murs qui vous permettront de juger à quel point Tim ne sait pas dessiner, donc.

Cela étant, pour ma part, cette exposition a ceci de surprenant qu'elle vous montre, au-delà de la fantasmagorie surréaliste qu'on connait bien, que  l'artiste pratique un humour bien plus corrosif que dans ces films, au travers d'un coup de crayon souvent magnifiquement caricatural. Au final, c'est aussi drôle que poétique, cynique que touchant, naïf que baroque (rajoutez transcendantal à la fin de la phrase).

Les figurines.

Au milieu des dessins et photos, l'exposition met en scène de nombreux personnages de Tim Burton sous forme de figurines de métal et de résine. On y retrouve tous les personnages des Noces Funèbres, le fameux « super héros » Stain Boy, de nombreux monstres, l'enfant robot ainsi que, pour moi, le clou du spectacle : la série de personnages que Burton a appelé :  les jouets tragiques pour filles et garçons avec notamment, l'enfant huitre, la filles brulées, la fille qui fixait/fixe, fixe (de loin ma préférée) etc.

Certaines sculptures, notamment des énormes boules toutes en dents qui feraient super bien dans un salon à la déco sobre (Valérie Damido ne regarde pas les bons supports, on ne lui dira jamais assez), et d'autres ressemblant à des peluches de l'enfer suspendues dans carrousel jouissif que tous les bébés devraient avoir au-dessus de leur berceau ( dans l'hypothèse, bien sûr, où votre idée serait d'élever le futur ante-Christ ou maitre du monde…non parce que si c'est pour un futur pâtissier ou une future vétérinaire, ça sert à rien) assurent un vrai spectacle.

Les accessoires de films.

Ce n'est pas le cœur de l'exposition, clairement. Néanmoins, pour les plus fans, vous y trouverez, entre autres, plusieurs casques tirés de la planète des singes, la robe rouge portée par Eva Green dans Dark Shadows (super bien fichue, la morue), le costume de Johnny Depp d' Edward aux mains d'argent (et à l'époque, il était pas épais), son gan hérissé de ciseaux et de couteaux et les casques de Batman (qui nous font prendre conscience que si Batman a deux grammes d'expressivité dans le sang, ce n'est pas dû au super héros, c'est dû au moulage des masques…Preuve que ce héros ne sert à rien…si ce n'est d'être le porte-parole de la minorité des chauve- souris dépressives et hermétiques à tout antidépresseur et toute séance de thérapie et qui arriverait à plomber l'ambiance du jubilé de la reine d'Angleterre rien qu'en disant : « 'lut, moi c'est Batman mais vous pouvez m'appeler Bat… Man »).

Les textes.

Impossible d'apprécier l'exposition sans lire les légendes que l'artiste a choisi de mettre sur ses œuvres ainsi que les nombreux petits poèmes écrits sur de simples feuilles de cahiers et qui racontent l'histoire de ses monstres, qui ont comme point commun de ne pas avoir conscience d'en être. Je vous conseille vivement de ne rater aucune des légendes parce qu'elles sont pleine d'humour et de révélations sur son univers.

Au final, ça vaut le coup de se taper le voyage ?

Oh oui, oh oui !! (Rajoutez transcendantal après le deuxième point d'exclamation).

Si on est fan du maitre, à mon avis, il faut courir voir cette exposition. D'une part, parce qu'on touche d'un peu plus près le géni et la diversité de l'art de Tim Burton et d'autre part, parce qu'on a réellement de bonnes surprises même si on connait bien ses œuvres. On réalise alors que ce qu'ils nous montre dans ses films, dans ses pubs ou ses courts-métrages, ne sont que la partie émergée de l'immense iceberg imaginatif de Tim Burton qu'il choisit de révéler un peu plus dans cette expo avec un échantillon de travaux qui s'étalent quand même sur une bonne trentaine d'années (on a même la lettre de refus de Disney la première fois que Tim leur a envoyé une histoire qu'il voulait qu'ils adaptent).

A savoir que si vous n'avez pas la possibilité de vous rendre sur place, l'exposition prévoir un magnifique ouvrage relié qui reprend la plupart des dessins exposés qu'il sera (ou est déjà) surement possible de commander sur internet. Par contre, il faut compter un certain budget parce qu'il coûte un peu plus de 200 euros.

Pour ceux qui ne sont pas fans, ce qui était le cas de la personne avec qui j'y suis allée, c'est une plongée dans un univers étrange qui, en étant à ce point détaché et affranchi d'un système artistique actuellement très aseptisé et très perverti par les phénomènes de mode de groupes, a su rester accessible au plus grand nombre.

Et une fois l'étonnement passé des petits bonhommes avec des clous dans les yeux, le maitre arrive à ses fins : rendre attendrissant et poétique des monstres qui ne sont pas censés l'être.
Bref donner de la beauté à l'horreur, de la poésie au lugubre et de l'émotion au sang (rajoutez…)

En résumé, je vous assure un petit retour dans une enfance délicieusement cauchemardesque et résolument jouissive car, tous, à un moment, on s'est dit que ce serait cool de faire du monstre planqué sous notre lit ou dans son placard un bon pote.

Voilà, bon alors...et ce Centre Afrique, je vous y emmène ?!

Blanche neige et Thor…heu Le chasseur

Journal Entry: Wed Jun 20, 2012, 3:18 AM
Blanche neige et le Thor…heu Le chasseur : la caverne de la rose d'or avec des moyens.

Parce que finalement, j'adore causer cinéma et partager avec les autres… Nouvelle petite page sur mon impression au sortir du film Blanche neige et le Chasseur ^^ Attention, il y a quelques petits  spoils  (de toute façon, j'ai toujours une mémoire de poisson rouge et ça va se finir par un « bon surtout ne pas leur dire comment ça fini….et alors à la fin X meurt c'est pas débile ??? Il me semble que je devais ne pas faire un truc mais quoi… »)

Le réalisateur :

Rupert Sanders. Bon personne ne le connait, c'est un bébé dans la profession donc tout le monde s'en fou de son nom pour le moment, sauf si vous voulez vous la péter dans une soirée prout prout, pardon faire bonne impression dans une soirée de qualité avec des gens de qualité. Bref, passons à l'info suivante.

L'histoire de départ.

Oh on en a de la chance parce que l'histoire, elle a déjà été écrite…Par on ne sait pas trop qui. Apparemment, ce serait germanique, apparemment Blanche neige s'appellait Schneewittchen (déjà qu'en français et en anglais, c'est un peu un nom de pintade, mais en Allemand c'est tout de suite beaucoup plus glamour). Apparemment peu importe, car les frères Grimm nous en ont fait une version claire nette et précise et monsieur Disney nous l'a mis en couleur et en images.

Et avant d'aller voir le film, je me dis que ça va régler l'actuel fléau du manque de scénaristes qui oblige les pauvres réalisateurs à confier le scénario de leurs films à la femme de ménage (Ridley, si tu m'écoutes, celle-là, elle est pour toi).

Donc en gros, on a un couple super amoureux, plein de sous, à la tête d'un royaume où tout le monde est heureux parce qu'il n'y a pas d'impôts ni de voitures polluantes. La maman se pique le doigt à une rose ou à une aiguille selon les versions (quoiqu'il arrive, elle est un peu blonde la pauvre fille, vous l'aurez compris). Bref, du sang tombe sur la neige et là, au lieu de se dire : « merde, est-ce que j'ai dit à la bonne de racheter des pansements? », elle se dit : « oh mais j'adorerai avoir une fille avec les lèvres aussi rouge que ce sang, la peau aussi blanche que cette neige (elle ne vit pas en ville, sinon le blanc aurait été gris) et des cheveux aussi noir que les plumes d'un corbeau ». Non, ne dites rien, en même temps le conte est allemand…je dis ça je dis rien XD.

Re Bref, la nature est bien faite parce que, non seulement, la reine tombe enceinte mais elle accouche d'une fille et elle est brune, pâle avec un rouge à lèvres intégré (et sinon, tu veux pas un mars aussi ?). Sauf que la maman meurt à l'accouchement et le papa inconsolable pendant 3 heures 22 minutes et 38 secondes prend une nouvelle épouse vachement plus rock'n roll mais vachement plus mauvaiiiiiise (si y'en a qui pige cette allusion, vous devez avoir aussi honte que moi.)

Re re bref, la reine est jalouse de la beauté de blanche neige et demande à son psy (un miroir magique) si elle a raison d'être jalouse de la beauté de blanche neige. Son psy (le miroir magique) lui confirme qu'elle a raison, elle a des rides, les seins qui tombent et le botox, ça fait pas tout. Bref, il lui dit qu'on ne peut pas être et avoir été. Mais du coup, la reine mauvaiiiise, elle le prend trop hyper mal. Elle ne paye d'ailleurs pas la consultation.

Re re Bref, La reine, appliquant l'adage «  si tu élimines le problème, il n'y a plus de problème », demande à un chasseur de tuer l'enfant. Sauf que le chasseur, qui a le QI d'une poule, se contente d'abandonner la gamine en pleine forêt. Blanche neige survit en étant hébergée par des nains en échange de travaux ménagers. Quand on y pense, Blanche neige, c'est la seule qui bosse dans cette histoire.

Re re re Bref, le psy (le miroir magique) apprend à la reine que Blanche neige est encore en vie (je sais pas mais je pense que le miroir, il l'a dans le nez la Blanche neige) et la reine essaye par trois fois de la tuer dont la dernière en empoisonnant la jeune fille avec une pomme (preuve que ça a été écrit par des hommes parce que si ça avait été écrit par une femme, ça aurait été au minimum un cheese cake ou un fondant au chocolat…une pomme, non mais pourquoi pas un brocoli aussi ?). Blanche neige tombe raide, inconsciente. Un prince qui passait par là et qui, lui non plus, n'avait pas grand-chose à faire de ses journées s'arrête, se dit que la fille est drôlement jolie, se dit qu'elle est inconsciente, se dit que c'est pas grave, se dit qu'elle fera quand même joli en table basse dans son cercueil et emporte le tout. En route, selon les versions, il l'embrasse ou dégringole de cheval et par une opération physique que j'ai pas encore trop comprise, il enlève le morceau de pomme coincé dans la bouche de Blanche neige (personnellement je préfère la version de la chute, elle me rire à tous les coups).

Le pouvoir des hormones étant le plus fort, Blanche neige se réveille, elle épouse le prince. Et au choix aussi, selon les versions, soit la reine meurt en tombant d'une falaise, soit comme Blanche neige est vraiment une dinde, elle invite sa marâtre à son mariage et celle-ci meure terrassée par sa propre jalousie (ou alors Blanche neige, elle le savait et là….Elle devient aussi futée que Keyser Söze du coup…trop flippant !).

En gros.

Et dans le film, l'histoire donne :

Franchement, on a évité le pire. Le pire aurait été de faire un film réaliste (genre Ridley Scott avec Robin des bois, un jour quelqu'un devra lui dire qu'il n'a jamais existé). Or, ce n'est absolument pas le parti pris du film. Le parti pris c'est de prendre le mythe dans ces différentes versions (essentiellement celle de Disney et celle des Grimm), et d'en proposer une qui suit fidèlement les codes du genre médieval fantastique. Donc vous imaginez une sorte de caverne de la rose d'or mais à la sauce seigneur des anneaux avec beaucoup de moyens.
En résumer, on a des chevaliers super crades mais au râtelier immaculé (c'est quoi cette mode de les badigeonner de suie et de leur blanchir à ce point leurs dents ?), des tenues très haute couture très concept (dont certaines pourraient être portées par Lady Gaga), des grands espaces, des kilomètres de marche, des chevaux bien dressés, des armures super pas cabossées, des petites fées, des serpents à gazon et pâquerettes (rien que pour cette bestiole, il faut aller voir le film !), des oiseaux qui ont un QI de 180, des forêts qui font des trucs pas naturels et des papillons, beaucoup de papillons et un peu des lapins aussi. Parce que les lapins, c'est un peu le thème récurrent de ce film.

Alors qu'on aurait pu penser ce mélange des genres parfaitement improbable, ça fonctionne plutôt bien parce que le fait d'avoir choisis de faire un conte, on élimine le problème de la crédibilité et de la cohérence de l'histoire. On s'en fiche du caractère plausible et prévisible de l'histoire, y'a des fées et un serpent couvert de mousse et de pâquerettes (je l'ai dit ça déjà non ?).

Au final, on a de jolis clins d'œil à l'œuvre de Disney, peut-être que cela aurait mérité encore un peu plus d'humour et de second degré, concernant la conte mais tout y est quand même : les sept nains (non, ils portent des vrais noms…Enfin des noms de med fan donc ne soyez pas trop regardants), la pomme (avec de la peluche aussi dessus), la forêt maléfique et le miroir.

L'esthétique.

C'est sans doute le point le plus positif du film, en ce qui me concerne. Surfant très clairement sur les codes d'un Tim burton, le réalisateur fait le choix d'une esthétique volontairement plus importante que l'ambiance et l'histoire elle-même. L'esthétique du film est pour ainsi dire un personnage à part entière parce qu'elle couvre non seulement l'image, mais aussi le cadrage, les costumes, les choix de plans et les couleurs. Le réalisateur aime ses acteurs, il nous gratifie de gros plans incroyables (oui même sur Kristen), et filme les tissus de leur tenue avec un glamour sensuel qui tourne presque à l'exercice du mime. La photo nous raconte une histoire peut-être plus efficacement et clairement que la narration des personnages, elle-même.
Le réalisateur nous offre des mondes à l'atmosphère caricaturale tant la photo, la musique et les palettes de couleurs sont marquées. Bref, chaque scène est une carte postale et si cela aurait rendu n'importe quel film artificiel et froid, comme il s'agit d'un conte, l'effet accentue au contraire le fantastique et la naïveté que ce genre doit conserver.

La religion

Ah oui parce que Maurice...heu Rupert, il aime la religion. Alors il s'est dit que comme il démarrait pas par une nouvelle adaptation de Jeanne d'Arc, qu'à cela ne tienne ! Il allait pas se laisser emmerder, ni distraire, par une oeuvre absolument pas réaliste et très clairement détachée des questions de temps et de lieux. Voilà que dès les 10 premières minutes, on a Blanche Neige qui nous récite un "notre père" parfait et sans fausse note. Sauf que....Sauf que Roger...Rupert, tu nous as pondu un film féerique, justement détaché des questions de réalisme...Alors qu'est-ce que tu nous balances une scène avec une Blanche Neige en mère Thérésa possédée par la soudaine lumière du catholicisme.... Catholicisme pratiqué aussi, on le suppose, par les fées donc, les lapins, les nains, les trolls...Ah c'est bien fait quand même la religion...

Tout ce beau est donc hyper pratiquant et pourtant, comme me l'a fait justement remarquer Lady Arnwyn : " ou qu'elles sont les églises ? Nan parce qu'on couronne quand même deux reines dans le film..." ...Des fois, elle pose des questions bizarres... peut-être les prêtres étaient pas dispo aussi... Non mais faut arrêter de chipoter ..... ou pas.

Les acteurs.

Commençons par le super vilain qui, ici, est la reine 2.0 interprétée par Charlize Theron. Evidemment, vous allez me dire que jouer les méchants, c'est toujours plus facile que jouer les pintades avec subtilité.

C'est pas faux.

Mais pour le coup, autant la Charlize, elle peut vraiment avoir l'air d'un lapin pris dans les phares d'une voiture, autant elle peut faire le boulot. Et dans ce film, le boulot, c'était d'être somptueuse et psychotique (règle n°22 de tous les méchants au cinéma, ils doivent avoir une pathologique psy).

Et à coup de retouches photoshop qui la vieillissent ou la rajeunissent, de robes absolument magnifiques, elle est somptueuse.

Et à coup de collyre dans les yeux pour faire style « j'ai envie de pleurer à tout bout de phrases, la preuve : j'ai les yeux injectés de sang », elle est psychotique.

Et à coup de hurlements hystériques entrecoupés de phrases murmurées, elle est crédible en méchante.

Quand elle est à l'écran, elle occupe tout l'espace, et quelques pointes d'un scénario certes pas très subtil mais assez bien vu, elle réussit à nous faire comprendre pourquoi cette femme est à ce point obsédée par son image et à ce point mauvaise. Bref, elle fait d'une méchante caricaturale de conte de fées un personnage un poil plus crédible avec même un petit peu de mélancolie et de tristesse. Bien sûr, n'allez pas vous imaginer qu'elle nous fait une performance d'actrice à la monster, mais j'ai envie de dire, était-ce vraiment ce qu'on lui demandait dans un conte qui doit garder une part de Kitsch ? Non.

Donc je maintiens dans Prométheus, c'était pas sa faute.

Thor…Heu le chasseur…Heu Chris Hemsworth.

Parfois, la nature, elle dit : « bon toi, tu seras ce qu'on fait de mieux en matière de plastique masculine. Et ….ben le reste on s'en fou, tu seras ce qu'on fait de mieux en matière de plastique masculine, ça suffira amplement ».

Donc Thor/Chris est dans le film ce qu'il est tout le temps : beau, grand, très grand et costaud, très costaud. Il joue comme une patate, certes, mais est-ce si important qu'il sache jouer ? Non, il est ce qu'on fait de mieux en matière de plastique masculine. Est-ce qu'on demanderait à un Statam ou un The Rock (ah oui pardon, maintenant, faut l'appeler Dwayne Johnson) de savoir jouer autre chose que des gros bras avec un bon fond. Alors donc, on lui pardonne à Chris, il fait ce qu'il sait faire de mieux : bougonner, minauder (mais avec beaucoup de testostérone, bien sûr, il est marié et papa, le premier qui m'insinue qu'il est gay, c'est deux baffes è_é), et cogner et grogner quand il cogne aussi…Bref, il joue un Thor qui déprime un peu mais réfléchit pas forcément plus.

En résumé, pour les fans du beau musculeux, vous ne serez pas déçus parce que vous vous attendrez à le voir récupérer son marteau à tous les coins de scènes et pour les autres… Ben il fallait bien un naïf dans le conte, c'est lui.

Kristen Stewart ou l'incarnation du concept du lapin.

Avant toute chose et afin qu'on ne me taxe pas de mauvaise foi ou de parti pris, je tiens à dire que je n'ai rien contre Kristen et que je ne déteste pas Twilight. Disons que j'y trouve autant d'intérêt que de remplir ma déclaration d'impôt. Et puis j'ai bien compris que Kristen, c'était une vraie actrice parce qu'elle a joué des rôles compliqués étant jeune et qu'elle a même tourné un film d'auteur présenté au festival de Cannes de 2012, tout ça, tout ça.

Oui…Mais non en fait. Elle n'a qu'une expression et j'ai envie de dire, ce n'est pas la bonne.

Première chose, Kristen, ce n'est pas parce que tu passes TOUT le film la bouche entrouverte en cul de poule que tu exprimes forcément une émotion. D'autant que cette pauvre enfant, au demeurant pas moche, a malheureusement des dents de lapin. Donc, tous les gros plans (et dieu sait que le réalisateur les aime) on a la joie de voir ses deux dents de devant qui tiennent 90 % de l'écran. Alors les cinq premières minutes, on se dit que c'est une expression, au bout de quarante, ça devient insupportable.

De même Kristen, ce n'est pas parce que tu pouffes et soupires toutes les deux minutes, que tu exprimes la candeur et l'innocence. Alors, oui, moi je veux bien qu'on me dise qu'elle a fait deux rôles de compo mais enfin, ce que je remarque, c'est que les deux rôles en question portent sur des toxico paumées…Donc la bouche entrouverte en une expression à mi chemin entre le poisson maintenu hors de l'eau pendant 3 heures et la poule qui a trouvé un couteau, peut éventuellement passer dans le contexte mais pas dans les autres. Sortie du rôle «  j'ai trois grammes dans le sang, j'ai été violé étant jeune et je mouche de la coke tellement j'en suis pleine » c'est très vite saoulant.

Je ne sais pas, je ne suis pas une actrice, mais à un moment, être une choupinette trash et blasée, ça ne suffit plus.

C'est à mon sens, le vrai point noir de ce film parce que comme tous les autres acteurs sont dans leur personnage, on attend d'elle qu'elle soit l'antithèse de Charlize : pure, iridescente, lumineuse, douce et chaleureuse. Merde, je rappelle que Blanche neige, elle cloue le bec de tout le monde avec sa pancarte «  je suis trop pure, trop innocente, trop immaculée » plantée au-dessus de la tête. Si on a l'impression qu'elle a déjà des heures de vol et qu'elle n'est pas contre une ou deux pilules d'exta, ça flingue tout le film.

C'est un lapin dépressif. J'aime les lapins, ils vont conquérir le monde un jour, mais pas cette espèce de lapin.

Les influences, ça aide :

Oh quel petit malin ce Robert…Rupert pardon ! Il chope des plans de grandes œuvres cinématographiques avec la subtilité d'un tractopelle, si bien qu'on est malgré nous plongé dans une esthétique qui fait écho à quelque chose qu'on a, tous, au moins un peu, voire beaucoup, aimé. Cela nous met donc dans de bonnes dispositions.

Vous avez aimé le seigneur des anneaux ? Et bien Bob/Rupert vous remet les meilleurs moments de certains plans larges du seigneur des anneaux façon clip/hommage. Alors en vrac, on a la fuite d'Arwen sur son cheval blanc (bon faut arrêter avec le blanc, c'est salissant) poursuivie par les Nazgul, le « road movie » de la communauté à travers les montagnes, les plaines et les forêts avec une musique celte et les arbres des forêts qui sont habités et vous font des trucs pas nets (mais là, Légolas n'est pas là pour nous l'expliquer).

Ensuite, j'allais dire encore moins subtilement, un grand merci à Mononoke Hime qui offre carrément au réalisateur une scène complète avec un cerf pourvu de bois immenses dans une forêt avec des petits êtres magiques qui conduisent la princesse devant le graaaaand esprit de la forêt devant lequel elle doit se présenter. C'est si repompé qu'on s'attendait, tous, à voir le crédit dans le générique. Mais les Anglo-saxons ont du mal avec les crédits et les hommages dès que ça touche les œuvres japonaises. A croire que, pour eux, le marché du septième art asiatique est un open space gratuit parce que personne ne s'intéresse à lui, donc personne ne le remarquera.

Mais le film s'adressant aux 25/40 ans qui aiment le med fan, si en fait Rupert, on a remarqué.

En résumé, on le voit ou on ne le voit pas ?

Alors même si ça n'engage que moi, je pense qu'on ne regrette pas sa place de ciné à partir du moment où on sait pourquoi on va voir le film et si on ne lui demande pas d'être ce qu'il ne sera jamais. C'est un film léger dont le principal intérêt consiste en l'esthétique et le style naïf du conte pour enfant. Si on garde ça à l'esprit, le réalisateur s'en tire plutôt bien parce que c'est assez fin, c'est rythmé et bien dosé, donc on ne s'ennuie pas, même si on voit arriver les scènes de loin parce que c'est un conte et c'est du médieval fantatisque gentillet. La BO est d'Howard, j'allais dire, pas de surprise : c'est léché, c'est propre, c'est efficace.

En bref, on retombe en enfance, on se rappelle de Fantagaro, de son prince (que cette morue a finalement abandonné pour s'enticher d'un pirate ! C'était bien la peine de nous bassiner avec pendant X épisodes) et on se dit que quand même, c'était grave Kitsch même à l'époque. Mais on se dit aussi que ça nous faisait rêver, nous, petites filles fleur bleue et que, du coup, on la suit la Kristen, coincée entre son chasseur crasseux (mais aux dents blanches) de deux mètres de haut et son amoureux transi d'archer. Que même, on aimerait bien, nous aussi, aller dans la forêt aux fées pour poupiouner les lapins, les tortues moquettées de mousse, les autres peluches animées et le serpent couvert de pelouse et de pâquerettes.

Bref, on sourit comme quand on mange une meringue.

Note à l'attention de monsieur le Miroir.

Cher monsieur le miroir enchanté,
Je me permets de vous écrire ce petit mot afin d'attirer votre attention sur une erreur de procédure que vous avez commise, concernant votre interprétation de la beauté féminine.
J'ignore quel raisonnement vous a permis, à un moment donné, de comparer Kristen Stewart à Charlize Theron mais, sans vouloir faire de métaphore à deux sous, c'est un peu comme comparer une vieille voiture sans permis et une Porsche sortie de l'usine. Alors je veux bien vous accorder le fait que vous sortez peu et que vous ne disposez pas d'une connexion internet mais, enfin, s'il y a une chose que je peux vous certifier, que le monde peut vous certifier, c'est qu'il n'existe aucun univers dans lequel Kristen est plus jolie que Charlize (oué même sur Pluton, pas possible).

Du coup, et sans vous manquer de respect, quand vous affirmez que Kristen est plus jolie que Charlize, je pense que vous avez abusé de produits de stupéfiant.

Donc, je ne saurai trop vous inciter à vous ressaisir, à nettoyer vos lunettes de sorte de balancer des réflexions un peu moins connes pour qu'on évite de se bidonner pendant dix minutes quand on voit bunny Kristen apparaitre à l'écran, l'air d'une moule trop cuite, avec en fond votre douce voix qui annonce : « il en est une qui est appelé à te surpasser…Blanche neiiiiige ».
Bien cordialement,

Cycy.